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Quelques
s ites dinformations Chinois
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Dr
Pierre Picquart : Consultations "Chine
/ Monde Chinois" sur rendez-vous : 06
15 07 88 80
Chinois
de France : + de 200 000 connections par an
! Espace
Infos Affaires Sociétés
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Pierre
Picquart, Docteur en Géopolitique et Géographie
Humaine de l'Université de Paris-VIII, est
spécialiste de la Chine et du monde chinois.
Après sa thèse
de doctorat sur "Les Chinois de Paris",
il se rend en Chine, étudie les communautés
chinoises d'Europe et mène des missions
(prévention
des conflits, migrations
chinoises, associations
chinoises, etc.) pour les médias, les
Etats, les entreprises et l'Union
Européenne. Expert international, il
dirige des missions en Chine et en Europe.
Auteur de nombreux
articles et travaux sur le monde chinois,
expert pour des organismes internationaux,
entreprises, agences (prévention des conflits,
gouvernance, économie, humanitaire) et nationaux
(Mairie
de Paris > Europe
: Projet
Equal), il dirige des missions internationales,
interculturelles, humaines, sociales et
économiques dans le monde entier. |
| Editorial
Li
Ka Shing, d'Hutchison Whampoa et le groupe
chinois AS Watson, s'offre le rachat de
Marrionaud.
Des chiffres clefs sur l'économie chinoise
(quotidien suisse du Matin)
Nouvel
accord en décembre 2004 entre Airbus et
la Chine pour la commande de 23 A320
8
décembre 2004 : La
division historique PC d'IBM est achetée
par le chinois Lenovo,
anciennement Legend, pour 1,25 milliard
de dolards. Lenovo devient ainsi le troisième
constructeur mondial d'ordinateurs
personnels derrière Dell et Hewlett Packard
avec un CA annuel de 10 milliards de dollars.
27
07 2004 La Chine, le deuxième consommateur
mondial de pétrole ?
16
04 2004 : les cours des matières premières
montent, la forte et solide croissance
chinoise sera-t-elle limitée par la logistique
et les ressources naturelles disponibles
(agence Chine nouvelle)
15 04 2004 : Les
Chinois achètent des sociétés et s'intallent
en Provence et ... en Europe.
Davos
grisé par la Chine, prudemment optimiste
pour l'économie mondiale
Quelques poids lourds en Chine
et des entreprises françaises de plus
en plus nombreuses
Pékin
/ Beijing
: croissance économique à près de deux
chiffres en 2003
Boom
économique en Chine en 2003
-
The mainland economy shrugged off the
Sars outbreak to grow by 9.1 per cent
last year, its fastest rate since 1997.
Une
production industrielle en hausse de 17
%
L'économie
privée est devenue un segment de croissance
très important en Chine
Croissance des échanges
économiques France Chine Source
: Le Quotidien du Peuple
La baisse des droits de douane annonçée
en Chine Libération
BNP
PARIBAS : une délégation à Shanghai Consulat
Général de France à Shanghai |
|
Éditorial
La
Chine attire davantage d'investissements
étrangers que les Etats-Unis. Elle est
devenue la sixième puissance économique
mondiale. Engagée dans un boom économique
sans précédent, bénéficiant de salaires
parmi les plus bas du monde et d'une monnaie
nationale sous évaluée de 20 à 30 %, elle
sera dans 40 à 50 ans, le n° 1 économique
mondial. Alors que la fièvre des Jeux
olympiques gagne Pékin et que le dynamisme
est présent dans tous les projets individuels
ou collectifs en Chine, les Chinois ne
se content plus de produire à bas prix.
Ils ont maintenant acquis un savoir-faire
qui attire de plus en plus les investisseurs
étrangers et les groupes français.
A
la découverte d'une aventure industrielle
unique et dans ce nouvel Eldorado économique
qui change le monde, les agglomérations
chinoises - 45 villes de plus de 1 million
d'habitants - se développent au rythme
des succès économiques des entreprises
vedettes, des multinationales chinoises
et de l'afflux des capitaux. Aujourd'hui,
la bière Tsingtao - fabriquée avec l'eau
des sources du mont Lao - , est la plus
vendue dans le monde. Des sociétés comme
Doublestar - le roi de la chaussure de
sport - enregistre un taux de croissance
annuel de 30 %.
Les
exemples sont multiples comme Haier -
le géant mondial de l'electroménager -
qui ne sait plus ou construire ses usines.
Nous assistons au décollage des marques
nationales chinoises - 90 000 en 1983
et 1 660 000 en 2002 - avec les Stars
du " made in China " ; Jahwa
s'est imposé sur le segment des détergents,
des insecticides et de la cosmétique ;
Youngor se développe comme sous-traitant
du prêt à porter pour bâtir sa propre
marque ; Huawei bouleverse les géants
des équipements télécom et ses vendeurs
arrivent en Europe ; TCL domine le secteur
du multimédia avec une croissance annuelle
proche des 40 %.
Dans
ce boom sans précédent et un pays qui
compte plus de 1,3 milliard d'habitants,
les grands travaux pharaoniques d'aménagement
du territoire avancent à grands pas. Les
Chinois achètent du savoir-faire et de
la technologie et des entreprises comme
Alstom doivent consentir d'importants
transferts de technologie. Aujourd'hui,
les entreprises françaises sont déjà sur
place avec dix poids lourds qui s'implantent
en Chine, confiants dans le potentiel
de ce pays dont l'art de vivre et les
valeurs peuvent être jugées comme très
proches des nôtres. A coup de projets
démesurés, l'Empire du Milieu nous réveille
et revêt les habits de la modernité :
méga-usines, gratte-ciel, autoroutes,
projetant dans l'avenir une nation métamorphosée.
Dr
Pierre Picquart. |
China's
economy
China's economy grew by 9.1% in the third
quarter 2003 compared with a year ago,
indicating it has shrugged off
the negative impact of the SARS outbreak.
For the first three quarters, the economy
grew year-on-year 8.5% to RMB7.91 trillion.
The overall economic situation is the
best on record for several years, according
to Qiu Xiaohua, deputy director of the
National Bureau of Statistics. "If
there are no major unexpected fluctuations,
the country's economy is likely to grow
by 8.5% for the whole of 2003," predicted
Qiu. But he admits the country's economy
remains plagued by problems and that measures
are needed following rapid lending and
credit growth. "The difficulty in
raising rural incomes that has bedeviled
the economy for a long time, the relatively
large unemployment pressure and other
negative factors are all still problems,"
Qiu said. "Unbalanced development
between investment and consumption, urban
and rural areas and industrial output
and energy have become more pronounced,"
he said. |
Li
Ka Shing, d'Hutchison Whampoa et le groupe chinois
AS Watson, s'offre le rachat de Marrionaud.
Le
groupe chinois AS Watson, avec l'accord du patron
de Marionnaud Marcel Frydman a lancé une offre
avoisinant 900 millions d'euros pour acheter
le groupe de parfumeries. AS Watson, qui appartient
au magnat de Hong Kong Li Ka-shing, deviendra
le premier distributeur mondial de parfums.
C'est
une OPA amicale qui est lancée sur la totalité
des actions Marionnaud pour 21,80 euros par
action. Marcel Frydman vendra
ses 22% dans Marionnaud et restera le PDG, "sans
plan social" chez Marionnaud, qui emploie
9.000 salariés dans près de 1.300 magasins en
France et en Europe.
Le
groupe AS Watson et sa maison mère (le puissant
conglomérat de Hong Kong Hutchison Whampoa)
devrait racheter en douceur Marionnaud. C'est
sa première implantation en France et Marionnaud
complètera es autres chaînes de parfums, d'hygiène
et de beauté détenus par AS Watson en Europe,
comme Savers et Superdrug en Grande-Bretagne
ou Ici Paris XL en Belgique et Hollande.
Si
le groupe français a conu quelques surprises,
l'affaire reste à priori solide, avec une solide
présence en Europe. Marionnaud a enregistré
au 1er semestre 2004 une perte de 78 millions
d'euros pour un chiffre d'affaires de 515,3
millions, provoquant une chute de l'action à
la Bourse de Paris.
Chiffres
clefs sur l'économie chinoise
Un
habitant sur cinq de la planète est un Chinois.
La
Chine compte plus de 20 mérroples de plus de
5 millions d'habitants.
Avec 752 millions de Chinois
actifs, la Chine est un réservoir de main-d'oeuvre
inépuisable.
Les étrangers investissent
en Chine 1 milliard de dollars par semaine.
La Chine, c'est bientôt
le 3 ème distributeur ùmondial d'automobiles.
Le revenu actuel par habitant
est de 1090 dollars (100e rang mondial) mais
augmente très vite
Un portable sur 3 vendus
dans le monde viennent de Chine.
10 300 km d'autoroute
ont été mis en service en 2 ans.
300 000 Chinois
ont un patrimoine dépassant 1 million de dollars,
hors l'immobilier.
La Chine a 651 stations
de TV et 1000 stations de radio représente
le 2e marché derrière les Etats-Unis.
La marque Bentley a vendu
70 voitures en 2003, dont 19 limousines, les
plus chères.
Une nouvelle centrale
électrique est crée chaque semaine.
Le coût horaire d'un ouvrier
du textile est de 15.10 dollars aux Etats-Unis,
22 fois plus élevé qu'en Chine (0,7 dollar de
l'heure).
(source : www.lematin.ch)
Nouvel accord
entre Airbus et la Chine pour la commande de
23 A320
Gustav Humbert, directeur de l'exploitation
chez Airbus, a déclaré le 6 décembre 2004 à
Beijing lors d'un point de presse que Airbus
et le Groupe d'import-export des équipements
d'aviation de Chine ont signé un accord accord-cadre
pour une commande de 23 avions A320. Cette
commande porte sur près d'un milliard d'euros.
Il s'agit de la deuxième grande commande d'Airbus
pour l'année. La dernière datait de juin, lorsque
la compagnie Eastern Airlines avait commandé
20 avions A 330. Actuellement, on compte
environ 260 avions Airbus opérant sur le continent
chinois, à Hong Kong et Macao. Parallèlement,
Airbus a investi 80 millions de dollars américains
pour établir à Beijing, avec le Groupe d'import-export
des équipements d'aviation de Chine, un centre
de formation et de soutien.
En
outre, M. Humbert a déclaré que si le projet
de l'A350 est approuvé, la Chine sera autorisée
à participer à ce projet et à posséder 5% des
participations.
Par
contre, toujours pas de commande en vue pour
le futur avion géant A 380, alors que le vice-président
d'EADS, le groupe aéronautique de défense qui
contrôle Airbus, s'était montré très confiant
lors de la visite officielle de Jacques Chirac
en octobre dernier... Ca réduit les chances
de voir voler cet appareil pouvant transporter
plus de 500 personnes avant les Jeux Olympiques
de 2008, vu les longs délais de livraison
08
12 2004 : La
division historique PC d'IBM
est achetée par le chinois Lenovo,
anciennement Legend, pour 1,25 milliard de dolards.
Lenovo devient ainsi le troisième constructeur
mondial d'ordinateurs personnels
derrière Dell et Hewlett Packard avec
un CA annuel de 10 milliards de dollars
Cet
accord permet au groupe Lenovo de devenir le
3ème constructeur mondial de PC avec un chiffre
d'affaires / an de 10 milliards de dollars.
Selon le PDG du groupe chinois, Liu Chuanzhia,
la somme de 1,25 milliard de dollars se compose
ainsi : 650 millions payés cash et 600 millions
de dollars en action Lenovo. C'est un prix conforme
à ce qu'attendait le marché. Les compagnies
américaines Dell et Hewlett Packard occupent
les positions un et deux du secteur. Selon le
groupe, en 2003 Lenovo détenait 27% de parts
de marché en Chine sur le secteur des Pc et
12,6% sur la zone "Asie-Pacifique",
hors Japon.
Une
nouvelle entité sera basée à New York en employant
près de 19.000 personnes issues d'IBM et de
Lenovo. Des centres de production seront créés
à Pékin mais aussi en Caroline du Nord. La vente
de la division historique du leader mondial
de l'informatique était prévue, l'entreprise
souhaitant se recentrer sur ses activités plus
rentables: en 2003, la branche PC ne représentait
12% du CA d'IBM
27
07 2004 : La Chine, deuxième consommateur mondial
de pétrole ?
Selon
l'Economiste, l’industrialisation et l’urbanisation
rapides de la Chine impliquerait
qu'elle devrait importer quelque 250 millions
de tonnes de pétrole brut par an vers 2020 alors
qu'il est prévu qu'elle n’en produira qu’environ
200 millions de tonnes. De quoi s'intéresser
de près, pour l'Empire du Milieuu aux ressources
prétolifières des autres pays, comme elle fait
actuellement en intervenant directement sur
les marchés extérieurs en prenant des participations
dans les sociéts pétrolières, notamment au Brunei
(voir L'Empire Chinois). Toujours selon le même
média, sa demande en pétrole devrait croître
rapidement avec l’industrialisation et l’urbanisation
rapides du pays : Ainsi, pour Chen Geng, le
directeur général de la China National Petroleum
Corp (CNPC), l’offre insuffisante d’hydrocarbures
constitue un obstacle important à la croissance
économique de la Chine. Toujours selon les mêmes
sources de l'économiste, et d'’après
l’Agence internationale de l’énergie, la consommation
chinoise devrait atteindre cette année un peu
plus de 300 millions de tonnes.
16
04 2004 : les cours des matières premières montent,
la forte et solide croissance chinoise sera-t-elle
limitée par la logistique et les ressources
naturelles disponibles
Le vice-Premier ministre
chinois a annoncé jeudi à Beijing, lors d'un
entretien avec l'ancien président Giscard d'Estaing,
que la Chine allait travailler pour maintenir
une croissance économique rapide et stable.
Zeng
Peiyan a fait part de la situation
économique de la Chine à Giscard d'Estaing,
président de la Convention sur l'avenir de l'Europe
et chef d'une délégation d'entreprises françaises
venue en Chine pour participer au Forum commercial
annuel Chine-France qui s'est tenu de mardi
à jeudi à Shanghai. Le
taux de croissance de l'économie chinosie s'est
établi à 9,1% en 2003 et à 9,7% au cours du
premier trimestre de 2004. Mais la Chine est
confrontée aujourd'hui à une série de difficultés
dans l'approvisionnement énergétique et la capacité
du transport qui risquent de ralentir la croissance
économique nationale. Au
cours de cette rencontre, Zeng a indiqué aux
entrepreneurs français que la Chine allait améliorer
la politique pour encourager les investissements
étrangers tout en respectant ses engagements
pris lors de son adhésion à l'Organisation mondiale
du Commerce (OMC). "Nous
espérons que les industriels français et européens
seront venus nombreux en Chine pour chercher
des opportunités et développer leurs entreprises",
a souligné Zeng. La
délégation française est composée de certains
représentants de grandes entreprises frnçaises,
y compris Airbus Industries, Banque Indosuez
et Vivendi. La
concurrence et le développement des entreprises
d'Etat et privées ont été au centre des discussions
du forum (Sources : agence Xinhua)
15
04 2004 :
Les Chinois achètent des sociétés et s'intallent
en Provence et ... en Europe.
Le leader français de la tomate transformée
passe sous direction chinoise : le géant chinois
de la tomate Chalkis a pris le contrôle majoritaire
- 55 % du capital - pour 7 millions d'euros
de "Conserves de France", avec comme
nouveau directeur Liu Yi, représentant le groupe
agroalimenatire chinois Chalkis. Le groupe Chalkis
souhaite acheter sept sociétés agroalimentaires
occidentales (sources : le point 15/04/04)
La
Chine va maintenir une croissance rapide et
stable de son économie, dit un vice-Premier
ministre chinois : Selon l'agence
XINHUANET (15 04 2004 - Chine nouvelle) le vice-Premier
ministre chinois Zeng Peiyan a annoncé jeudi
à Beijing, lors d'un entretien avec l'ancien
président français Giscard d'Estaing, que la
Chine allait travailler dur pour maintenir une
croissance économique rapide et stable. Le taux
de croissance de l'économie chinosie s'est établi
à 9,1% en 2003 et à près de 9.7 % au cours du
premier trimestre de 2004. Mais la Chine est
confrontée aujourd'hui à une série de difficultés
dans l'approvisionnement énergétique et la capacité
du transport qui risquent de ralentir la croissance
économique nationale. Au cours de cette rencontre,
Zeng a indiqué aux entrepreneurs français que
la Chine allait améliorer la politique pour
encourager les investissements étrangers tout
en respectant ses engagements pris lors de son
adhésion à l'Organisation mondiale du Commerce
(OMC). "Nous espérons que les industriels
français et européens seront venus nombreux
en Chine pour chercher des opportunités et développer
leurs entreprises", a souligné Zeng.
Davos
grisé par la Chine, prudemment optimiste pour
l'économie mondiale
DAVOS
(Suisse), 25 jan (AFP) : Eblouis par les perspectives
en Chine, heureux bien que prudents sur la reprise
économique américaine, les participants du Forum
économique mondial de Davos ont retrouvé le
sourire cette semaine après une année 2003 bien
morose.Réunis
en nombre (plus de 2.000) dans la petite station
de sports d'hiver suisse, beaucoup d'entre eux,
tout en saluant le retour de la croissance américaine,
locomotive économique mondiale, se sont aussi
interrogés sur sa pérennité.Certains
comme Jacob Frenkel, président de Merrill Lynch
International, se sont dits "très confiant(s)
pour l'économie américaine", un message
naturellement relayé par le vice-président américain
Dick Cheney.
Mais
d'autres, comme Stephen Roach, chef économiste
de la banque Morgan Stanley, ont mis en garde
contre la bombe à retardement des déficits jumeaux
(courants et budgétaires), jugée porteuse de
risques pour l'ensemble de la planète. Source
potentielle de désaccord entre l'Amérique, l'Europe
et le Japon lors du G7 Finances prévu les 6
et 7 février en Floride, la question de la faiblesse
du dollar a été discutée du bout des lèvres.
Le ministre allemand de l'Economie, Wolfgang
Clement, s'est montré le plus direct: "La
question de la devise est sur la table et les
Américains doivent la régler, et je pense que
d'autres ministres du G7 l'ont dit. Les autres
pays doivent faire ce qu'ils ont à faire, pas
seulement l'Europe".
Le
président de la Banque centrale européenne (BCE),
Jean-Claude Trichet, s'en est pour sa part tenu
strictement à la position exposée en début de
semaine par l'Eurogroupe (ministres des Finances
de la zone euro) avec un appel à la "stabilité"
des changes. L'Europe devrait aborder le G7
avec un "consensus total" sur la question
des changes, a confirmé le secrétaire d'Etat
allemand aux Finances, Caio Koch-Weser. Côté
américain, ni Dick Cheney, ni le secrétaire
au Commerce Donald Evans n'ont évoqué la question.
L'Europe s'est vu une nouvelle fois recommander
de baisser ses taux d'intérêt et de procéder
à des réformes structurelles pour à la fois
contrer l'envolée de l'euro et améliorer son
potentiel de croissance. "L'inflation
est sous contrôle", a affirmé Jean-Philippe
Cotis, chef économiste de l'Organisation de
coopération et de développement économiques
(OCDE).
L'un
des sujets les plus séduisants pour les visiteurs
du Forum fut le spectaculaire essor économique
de la Chine, qui semble exercer un attrait magnétique
sur les industriels, en dépit des inconnues
quant à la politique de taux de changes de Pékin."Maintenant,
c'est le bon moment pour investir en Chine",
s'est enthousiasmé le patron du fabricant allemand
de semi-conducteurs Infineon, Ulrich Schumacher,
résumant l'opinion de nombre d'entrepreneurs
alléchés par les opportunités offertes par ce
que certains économistes décrivent parfois comme
une "immense usine". C'est à peine
si quelques voix se sont fait entendre pour
suggérer que la Chine présente aussi des risques
avec une économie au bord de la surchauffe et
les nombreux problèmes structurels qui grippent
encore son économie. En marge du Forum, les
négociations sur la libéralisation du commerce
mondial organisées par la Suisse dans l'espoir
de parvenir comme prévu à un accord sur le cycle
de Doha avant fin 2004 n'ont débouché sur aucun
résultat concret, en l'absence des négociateurs
américains et européens.
Quelques
poids lourds en Chine et des entreprises françaises
de plus en plus nombreuses
AIRBUS
CHINA ; AIR
FRANCE (Marc Benedetti, Directeur général
Asie) ; ALCATEL
; ALSTOM
; AREVA
; AXA
- Michel Pinault, Directeur général Asie-Pacifique
-; CABINET
DS AVOCATS - Claude Le Gaonach-Bret - ;
CARREFOUR
- Jean-Luc Chéreau, Directeur exécutif Chine
-; CMA-CGM
; DANONE;
EADS
; EDF
- Hervé Machenaud, Président de la branche Asie
Pacifique - ; LOUIS
VUITTON /
LVMH ; L'OREAL
- Paolo Gasparrini, Directeur Chine - ; MICHELIN
- Eric Jugier, Directeur Chine - ; PSA
PEUGEOT-CITROËN - Alain Sartoris, Directeur
Chine - ; SAINT-GOBAIN
; SOCIETE
GENERALE - Marc Poirier, Directeur Chine
- ; TOTAL.
Beijing
: croissance économique à près deux chiffres
en 2003
Malgré les retombées des ravages du
syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), l'économie
de la capitale chinoise bénéficiera d'une croissance
économique à deux chiffres en 2003, a déclaré
Zhang Mao, maire adjoint de Beijing.
"Bien
que Beijing ait été frappé par un manque d'énergie
pendant le quatrième trimestre, son économie
est toujours sur la voie de la croissance rapide,"
a déclaré Zhang Mao dans une téléconférence
sur l'économie de Beijing. Selon les dernières
statistiques, de janvier à novembre de l'année,
le PIB de Beijing a atteint 312,06 milliards
de yuans (37,6 milliards de dollars), soit une
hausse de 10,1% sur la même période de l'année
dernière.
Les
investissements dans les biens de capital fixe
sont devenus le facteur majeur pour impulser
l'économie de la capitale chinoise, et l'achat
d'automobiles et d'habitations par les habitants
locaux contribuent également à la forte croissance
économique, selon les mêmes sources. Durant
les onze premiers mois 2003, Beijing a placé
172,14 milliards de yuans (20,7 milliards de
dollars) dans les biens de capital fixe, soit
une hausse de 20,1% sur la même période l'an
dernier.
Pourtant,
Beijing a également besoin d'établir un système
d'alerte pour l'économie, et de lancer conjointement
des conférences entre différents départements
pour résoudre les affaires d'urgence comme par
exemple la pneumonie atypique, a indiqué le
maire adjoint. "Nous devons renforcer notre
capacité à l'égard de la collecte d'informations
et établir des politiques scientifiques quand
on affronte les affaires d'urgence," a-t-il
conclu.
Boom
économique en Chine en 2003
Le chiffre de la croissance, 9,1 % en 2003,
reflète de nouvelles méthodes de calcul conformes
aux normes internationales. Par habitant, le
PIB de la Chine atteint 1 090 dollars (881 euros).
La
Chine a annoncé, le 20 janvier, 9,1 % de croissance
pour 2003, son chiffre le plus élevé depuis
1997. "Selon des estimations et des
évaluations préliminaires, le produit intérieur
brut (PIB) de la Chine en 2003 s'est élevé à
11 669 milliards de yuans (1 139 milliards d'euros),
en hausse de 9,1 % sur l'année précédente",
a annoncé le Bureau national des statistiques
(BNS). Par habitant, le PIB de la Chine atteint
1 090 dollars (881 euros).
Ce
résultat a notamment été atteint grâce à une
reprise plus forte que prévu de la croissance
au second semestre. Après avoir démarré en trombe
à 9,9 %, l'économie chinoise avait brutalement
ralenti sa marche entre avril et juin, tombant
à 6,7 % de croissance, son plus bas niveau depuis
onze ans, à cause de l'épidémie de syndrome
respiratoire aigu sévère (SRAS), qui avait surtout
frappé les services, notamment le tourisme.
Le BNS a révisé à la hausse d'un demi-point
de pourcentage le chiffre du troisième trimestre,
qui passe de 9,1 % à 9,6 %, alors que celui
du quatrième atteint 9,9 %. Le secteur primaire
(agriculture et mines) a crû seulement de 2,5
%, soit 0,4 point de pourcentage de moins qu'en
2002. Le tertiaire (services) a également affiché
une croissance plus faible de 0,8 point de pourcentage
qu'en 2002, à 6,7 %.
Une
production industrielle en hausse de 17 %
Le
secteur secondaire (industrie et bâtiment) a
au contraire accéléré la sienne de 2,7 points
de pourcentage, à 12,5 %. La croissance a notamment
été tirée par la hausse de la production industrielle,
qui a atteint 17 % en 2003, soit cinq points
de pourcentage de plus que l'année précédente.
Le chiffre de la croissance reflète aussi des
nouvelles méthodes de calcul plus conformes
aux normes internationales, alors que la Chine
avait été critiquée par bon nombre d'économistes
qui estimaient le chiffre officiel de la croissance
sous-évalué. "Le gouvernement chinois était
soumis à des pressions pour réviser les chiffres
à la hausse. C'est pourquoi le chiffre du troisième
trimestre a été corrigé", selon Andy Xie,
directeur chez Morgan Stanley pour la région
Asie-Pacifique. "Personnellement, je pense
que la Chine a plutôt un taux de croissance
à 2 chiffres. 9,1 %, c'est en quelque sorte
plus proche" de la réalité, a ajouté M.
Xie. "C'est un signe de plus grande transparence
gouvernementale", a jugé de son côté Ma
Jun, économiste à la Deutsche Bank, à Shanghaï.
Mais il a ajouté que "si le marché ne comprend
pas qu'il y a un changement dans
les méthodes de calcul, cela pourrait créer
des inquiétudes sur une surchauffe qui provoquerait
de l'inflation".
La
hausse des prix à la consommation - qui avait
repris en janvier 2003 après 14 mois de baisse
consécutive - s'est accélérée à la fin de l'année,
à 1,8 % en octobre, 3 % en novembre et 3,2 %
en décembre. Pour l'ensemble de l'année, l'inflation
s'élève à 1,2 %, contre 0,8 % de baisse des
prix en 2002. Le gouvernement chinois a affiché
sa confiance pour l’année 2004, en annonçant
un objectif modeste d'une croissance "supérieure
à 7 %", selon Li Deshui, le directeur du
BNS. Malgré des investissements en capital fixe
qui ont bondi de 26,7 % et les inquiétudes d’économistes
sur une mauvaise allocation des fonds, le gouvernement
estime que la croissance est saine. "La
consommation a tiré l'économie tout du long
avec plus d'achats de logements et de voitures,
contribuant au développement de nombreux secteurs,
comme les matériaux de construction et l'industrie
lourde", a indiqué Zhang Lijun, chercheur
au centre de recherches sur le développement
du Conseil des affaires d'Etat (cabinet ministériel).
L'économie
privée est devenue un segment de croissance
très important en Chine
Selon un rapport
sur le développement de l'économie privée en
Chine rendu public par la Fédération chinoise
de l'industrie et du commerce, à l'issue d'une
dizaine d'années de développement, le secteur
privé est devenue une force non négligeable
de l'économie chinoise. Actuellement le nombre
des entreprises privées ne cesse d'augmenter
et leur qualité continue à s'améliorer. La part
occupée par l'économie privée dans le PIB chinois
a atteint 48,5%. En Chine, l'économie privée
désigne les entreprises chinoises soumises à
divers régimes de propriété, en dehors des entreprises
d'Etat ou contrôlées par des capitaux publics
; elle recouvre les industries et commerces
individuels, les entreprises à capitaux privées
et collectifs.
A
l'heure actuelle le nombre des entreprises privées
en Chine a dépassé celui des entreprises publiques.
Selon le vice-président de la Fédération chinoise
de l'Inudstire et du commerce M. Shun Xiaohua,
le nombre des entreprises privées a été multiplié
par 24 fois ses 12 dernières années. Sur cette
période, le montant des capitaux investis dans
ce secteur s'est élevé à 2008 milliards de yuans
Renminbi. Ces entreprises augmentent numériquement
et qualitativement.En 2002, l'économie privée
a pris de l'ampleur en Chine : elle représentait
48,5% du PIB. Un quart du chiffre de la croissance
économique nationale de l'année dernière a été
réalisé par les entrepises de ce secteur. Dans
plusieurs provinces chinoises, comme le Guangdong
et le Zhejiang, l'économie privée est même devenue
la force motrice du développement local.
La
contribution du secteur privé s'éleve à 80%
du produit généré dans ces provinces. Selon
les statistiques, l'économie privée maintient
sa tendance à la hausse. Pendant les 9 permiers
mois de cette année, le montant des investissements
des entreprises a avoisiné mille milliards de
yuans, soit une augmentation de 30% par rapport
à la même période de l'année précédente. Il
s'agit d'un nouveau reccord depuis ces 8 dernières
années. L'investissement des entreprises privées
se diversifie et devient de plus en plus rationnel.
Actuellement l'investissement de capitaux privés
s'étend à de nombreux secteurs tels que l'industrie
lourde, le service financier, l'éducation, la
culture, la presse, les infrastructures routières,
l'urbanisme et les services au public.
Avec
la croissance de l'investissement, le gouvernement
chinois met l'accent sur sa politique d'encouragement
de l'économie privée. Les entreprises axées
sur les sciences et les technologies constituent
la nouvelle orientation de l'économie privée.
M. Shun estime que l'économie privée connaîtra
en Chine un regain de développement grâce à
la mise en oeuvre d'une législation sur la protection
des biens privés. Les
entreprises privées bénéficieront dans tous
les domaines du soutien de l'Etat par l'intermédiaire
d'une politique financière favorable. L'enjeu
est de faire rapidement entrer l'économie privée
chinoise sur le marché international. Pour assurer
le bon déroulement des activités productives
du secteur privé, la Fédération chinoise de
l'Industrie et du Commerce a décidé de publier
deux fois par an un rapport analysant l'évolution
de ce secteur afin d'aider les entreprises à
poursuivre leur épanouissement.
La
croissance des échanges économiques et technologiques
entre la France et la Chine (1)
Selon
le quotidien du peuple, ces dernières années,
les échanges commerciaux entre la Chine et la
France ont connu une croissance régulière. "
Selon les chiffres fournis par les Douanes chinoises,
en l'an 2000, le volume du commerce a créé un
record de 7 660 millions de dollars, en augmentation
de 14,2% sur l'année 1999. Les exportations
chinoises ont enregistré 3 710 millions de dollars,
en hausse de 26,8%, et les importations, 3 950
millions de dollars, en hausse de 4,4%, avec
une balance en déficit de 240 millions de dollars".
Toujours
selon le même quotidien, en janvier de cette
année, les échanges commerciaux entre les deux
pays ont réalisé une valeur de 670 millions
de dollars, un accroissement de 33,9% en base
annuelle. la Chine a exporté pour 330 millions
de dollars, soit une augmentation de 24,4%,
elle a importé pour 340 millions de dollars,
soit une augmentation de 44,8%. En ce qui concerne
les technologies, fin 2000, les deux parties
auraient signé 1 460 contrats sur l'introduction
de technologies pour un montant de 9 040 millions
de dollars. La même année, la Chine a introduit
de France 265 projets techniques pour 660 millions
de dollars.
Dans
la coopération financière, selon le département
d'Europe relevant du Ministère chinois du Commerce
extérieur et de la Coopération économique, les
gouvernements chinois et français avaient signé
en avril 1985 un premier accord en vertu duquel
le gouvernement français fournira des crédits
de développement au gouvernement chinois, afin
de soutenir les entreprises françaises dans
leurs exportations des technologies et équipements
vers la Chine.
Jusqu'à
la fin de l'an 2000, les deux gouvernements
auraient conclu 19 protocoles financiers et
2 accords sur le don de fonds pour un crédit
total de 2,542 milliards de dollars et avec
les contrats valables de 2,448 milliards de
dollars. La France aurait financé en tout 130
projets chinois dont 115 sont entrés en vigueur
dans l'énergie, les télécommunications, les
transports, les matières premières, les engrais
chimiques, le secteur mécanique, le service
médical, l'urbanisme et la protection de l'environnement.
"Depuis
1980 à la fin de l'an 2000, les projets à capitaux
directement placés en Chine par la France auraient
atteint 1 719 pour un fonds contractuel de 5,75
milliards de dollars, avec un investissement
réellement placé de 4,48 milliards de dollars.
En 2000, 136 projets ont absorbé des investissements
directs de la France, soit +20% en base annuelle,
pour un fonds contractuel de 636 millions de
dollars, en hausse de 33%, et le capital réellement
engagé a atteint 895 millions de dollars, en
hausse de 0,72%". (1)
La baisse des droits de douane en Chine
(2)
Selon
Pierre HASKI, correspondant à Pékin du
journal Libération,
en date du 2 janvier 2004, "La Chine importe
à fond" et la baisse des droits de douane,
annoncée par Pékin, va encourager l'importation
en Chine des produits étrangers, destinés notamment
"aux nouveaux riches".
Toujours selon le même article, l'effet reste
symbolique au regard de la croissance chinoise
: " ... mais les ego nationaux en prendront
quand même un coup : poursuivant son ascension,
la Chine serait devenue, en 2003, la quatrième
puissance commerciale mondiale, derrière les
Etats-Unis, l'Allemagne et le Japon, faisant
reculer d'un cran de vieilles nations exportatrices
comme la France et la Grande-Bretagne. Sous
réserve de vérification lorsque les comptes
de l'année écoulée seront soldés, le vice-ministre
du Commerce chinois, Wei Jianguo, a estimé à
800 milliards de dollars (640 milliards d'euros),
le total des échanges commerciaux dans les deux
sens. Une annonce reprise fièrement à la une
de la presse pékinoise".
L'auteur
indique ensuite que le commerce extérieur chinois
s'est accru de 36,4 % sur les 10 premiers mois
de l'année 2003 par rapport à 2002 les dernières
statistiques officielles connues ce qui constitue
le principal moteur d'une économie qui clôture
l'année avec un taux de 8,5 % de croissance
; "Tout aussi impressionnant: les réserves
monétaires du pays ont gonflé de plus de 100
milliards de dollars (80 milliards d'euros)
en 2003 pour atteindre la barre des 400 milliards
de dollars (320 milliards d'euros)".
Dans ce climat de croisance et de confiance
économique où la principale crainte reste la
surchauffe, la Chine a indiqué une nouvelle
étape dans ses engagements vis-à-vis del'Organisation
mondiale du commerce (OMC): "les droits
de douane ont été ramenés en moyenne à 10,4
% contre 11 % jusqu'ici. Durant l'année 2003,
Pékin avait déjà réduit le taux moyen de ses
droits de douane à 11 % contre 12 % en 2002,
et 15,3 % en 2001. En adhérant à l'OMC en décembre
2001, la Chine s'était en effet engagée à ramener
le taux moyen de ses droits de douane sur les
produits importés à 9,8 % d'ici 2010".
Toujours
selon Selon Pierre HASKI, cette décision devrait
accentuer la montée des importations chinoises
: "Les dirigeants chinois ont récemment
mis en avant un argument dont, d'ordinaire,
on ne se vante pas : la possibilité que la Chine
connaisse, dès cette année, un déficit commercial...
" Selon l'auteur, "de fait, en 2003
(sur les dix premiers mois de l'année), les
importations (+40,4 %) ont augmenté bien plus
vite que les exportations (+32,8 %). Si cette
tendance se poursuivait, un déficit chinois
ne serait pas impossible, réduisant ainsi la
portée des appels protectionnistes aux Etats-Unis
et dans certains secteurs en Europe, évoquant
«le péril chinois». «Au lieu de fermer vos portes,
profitez de celles qui s'ouvrent chez nous»,
répondent, en substance et avec pragmatisme,
les Chinois à leurs détracteurs étrangers".
L'essor
de l'économie chinoise et l'accroissement spectaculaire
du niveau de vie de certaines classes sociales
et majeure en partie des citadins auraient favorisé
une forte demande en importations. Selon l'auteur,
" En énergie (+30 % pour les importations
de pétrole en 2003), en matières premières,
au point de déstabiliser quelque peu le marché
mondial, mais aussi en machines-outils, en biens
d'équipement et de consommation pour la nouvelle
classe moyenne, qui en a les moyens. Et l'article
de Libération de poursuivre : "Malgré les
critiques régulièrement adressées par les responsables
américains et européens non sans arguments
sur les manquements chinois aux engagements
pris vis-à-vis de l'OMC, l'économie chinoise
se révèle bien plus ouverte au monde que ne
l'était celle du Japon il y a quinze ou vingt
ans, alors qu'on parlait aussi d'«invasion»
des produits japonais".
L'objectif
de croissance pour 2004, fixé à 7 % par le gouvernement
chinois paraît très modeste (le même objectif
avait été fixé pour 2003). Ce dernier a été
dépassé, malgré une année marquée par le Sras,
épidémie qui a certainement provoqué un ralentissement
économique, dans un contexte international déprimé.
La Chine atrès bien terminé l'année 2003, avec
un rythme annuel de plus de 9 % à 10 % de croissance
au 4 ème trimestre, selon les analystes, avec
un resserrement du crédit, pour éviter un effet
de surchauffe.
Selon le quotidien Libération, les dirigeants
du Parti communiste chinois se sont engagés
à poursuivre la politique qui leur a réussi
ces dernières années "tout en faisant en
sorte que les oubliés de la croissance, en premier
lieu les paysans, en profitent plus". Selon
le correspondant du même quotidien, il faudra
attendre la prochaine session parlementaire
du mois de mars pour connaître la traduction
budgétaire ; "En attendant, ce sont les
nouveaux riches qui en profitent, gonflant ainsi
les importations haut de gamme".
BNP
PARIBAS : délégation à Shanghai (3)
Michel
Pebereau, président de BNP Paribas, conduisait
le 26 novembre 2003 une délégation de BNP Paribas
à Shanghai en compagnie de Didier Balme, responsable
de BNP Paribas Hong Kong et responsable de la
banque de financement et d'investissement pour
l'Asie du Nord et de l'Est. A cette occasion,
la BNP a inauguré trois structures qui devraient
marquer une nouvelle étape du développement
de la plus grande banque européenne en Chine.
Tout d'abord, BNP Paribas a acquis la totalité
du capital d'"International Bank of Paris
and Shanghai" (IBPS) dont elle était partenaire
depuis 1922 ; c'est la première fois qu'une
banque chinoise passe intégralement sous le
contrôle d'un établissement étranger. La banque
vient également de former une co-entreprises
avec la maison de titres Changjiang Securities,
donnant ainsi naissance à "Changjiang BNP
Paribas Peregrine Securities Co. Ltd",
ce projet étant l'un des premiers partenariats
internationaux en Chine dans la spécialité.
Enfin, une autre co-entreprise devrait obtenir
une licence d'un jour à l'autre pour la gestion
de titres en partenariat avec Shenyin et Wanguo
Securities, sous le nom de "SW BNP Paribas
Asset Management Co. Ltd".
Le
maire de Shanghai, M. Han Zheng, a réservé à
M. Pebereau le meilleur accueil, soulignant
l'intimité qui existe entre Shanghai et Paris,
comparable à celle observée entre la France
et la Chine. Il a rappelé que c'est à Paris
qu'avait été retenue la candidature de Shanghai
pour l'exposition universelle de 2010 et que
la BNP était la première banque étrangère à
s'être installée en Chine. M. Pebereau a, en
retour, décrit pour le maire les différents
aspects de la stratégie de sa banque en Chine.
Par ailleurs, M. Pebereau s'est entretenu, à
l'occasion d'un déjeuner à la résidence, avec
quelques responsables d'entreprises françaises
présentes à Shanghai, qui lui ont présenté leurs
expériences de terrain et répondu à ses nombreuses
questions sur l'économie chinoise. M. Pebereau
a également présidé la cérémonie officielle
de remise d'un don de 15000 euros sur trois
ans au pôle de recherche franco-chinois en science
du vivant et génomique. Cet appui est plus particulièrement
destiné à accélérer les recherches conduites
autour de la pneumonie atypique (mise en place
d'outils de diagnostique, élaboration de méthodes
de prévention de la contamination). Ainsi, même
si la BNP maintient l'essentiel de son équipe
à Hong Kong, ces restructurations traduisent
le souci constant de la banque d'apparaître
comme un précurseur. La banque confirme l'importance
que revêt pour elle la place financière de Shanghai,
que M. Pebereau voit devenir un pôle majeur
en Asie dans les 10 ans à venir. A plus court
terme, le seuil de profitabilité reste difficile
à atteindre, alors que l'ouverture réglementaire
progresse au compte-goutte, compte tenu de la
fragilité du système financier national.
(1)
Source : Le
Quotidien du Peuple
(2)
Source :
Journal Libération
3)
Source :
Consulat
Général de France à Shanghai
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1, Bd Lénine 93000
Bobigny
du 7 janvier au 6 fév 2005
du mardi au samedi à 20 H 30
et
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de Pékin, c'est une invitation pour
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