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SOMMAIRE
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Point
de vue : le textile Chinois : contre le dérapage,
respecter l'équitée et les clauses de l'OMC.
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Chine - Japon.
Partenariat et tensions en Chine et à Séoul
contre l'histoire scolaire déformée
.Communiqué
de presse de Dr Pierre Picquart : « Le respect
du devoir de mémoire envers la Chine »
.
Les
futurs relations de Benoit XVI et de la Chine
; Le prochain pape aurait pu être Latino ou
Chinois
.Sommet
"Europe-Chine" sur l'embargo des armes
à la Chine début décembre 2004 à La Haye
. La Chine va tenter
ce qu'elle n'a jamais pu faire avant : maîtriser
l'eau.
.
12/01/2004
:
Les résultats du dixième sommet de l'ASEAN du
30 novembre 2004
.
Le mariage, le "moi"
et la société individuelle : portraits.
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Point
de vue : le textile Chinois : contre le dérapage,
respecter l'équitée et les clauses de l'OMC
Alors que le débat s'amplifie
actuellement en France sur le textile chinois,
notamment dans le cadre du débat sur les élections
européennes, quels sont véritablement les enjeux
?
Le
gouvernement chinois a indiqué que les relations
commerciales sino-européennes « pourraient être
affectées si l'Union européenne prenait des
mesures pour limiter les exportations de textile
chinois. "Nous espérons que l'UE est consciente
de l'impact négatif qu'aurait cette décision",
a indiqué Monsieur Chong Quan le porte-parole
du ministère du commerce.
La
Commission européenne sous pression française,
avec les élections européennes comme enjeux,
se dirige vers d'éventuelles mesures contre
l'envolée des importations de textiles chinois,
tout en souhaitant préserver les relations commerciales
entre l'UE et la Chine.
Si le commissaire européen pour le commerce,
Peter Mandelson, a annoncé l'ouverture d'enquêtes
sur neuf produits textiles ou d'habillement
chinois, il est probable qu’il n’y aura pas
de guerre commerciale De plus au regard de nos
échanges avec la Chine, il faut que cette affaire
n'affecte pas le développement de nos relations
florissantes avec la Chine". C'est pourquoi,
certains Etats membres, ont refusé de demander
des mesures de sauvegarde, en privilégiant dès
l'origine le dialogue avec Pékin.
Pour la 1ère fois dès 2003, la Chine
devient le premier exportateur de textile
avec une 15,9 % des exportations mondiales,
contre 15,6 % pour l’Union européenne. La Chine
est suivie par la Turquie et les Etats-Unis
sont à l’origine de 6 % des exportations mondiales
du textile, soit 10,9 milliards de dollars en
2003. Les flux commerciaux vers l’Asie et l’Europe
restent relativement modestes (1,4 / 1,5 milliard
de dollars).
Si Paris fait pression pour des mesures de sauvegarde
contre le textile chinois, le gouvernement
chinois rappelle que l'UE devrait être consciente
de l'impact négatif qu'aurait cette décision",
a déclaré Chong Quan , le porte-parole du ministère
du commerce chinois ;
-
"Nous espérons que l'UE s'abstiendra d'influencer
le commerce bilatéral en agissant unilatéralement",
a ajouté M. Chong dans un communiqué.
Le gouvernement chinois a toujours considéré
le régime des quotas avant le 1er janvier 2005
comme discriminatoire. La Chine affirme
respecter les engagements prix à l'OMC, soulignant
qu’elle a déjà pris des mesures limitatives
et refusant d'être montré du doigt : "La
Chine ne porte pas la responsabilité principale
pour le phénomène de hausses brutales des exportations
de textiles chinois sur certains marchés",
a dit M. Bo, indiquant qu'elle étaient dues
aux mesures protectionnistes maintenues en place
pendant les 10 ans avant la levée des quotas.
Au
1er trimestre 2005, les exportations de produits
textiles chinois vers l'Union Européenne ont
progressé de 50 %, selon Wen Jiabao, le premier
ministre chinois. La chine rappelle également
que l’achat d’un Airbus correspondant à la vente
de plus de 20 millions de chemises. Alors libre
échange detous côtés, ou fermeture et protectionisme
? raisons électorales en France et en Europe
?
Attention
à ne pas heurter la sensibilité de la Chine,
ni ses investissemnts en Occident qui favorisent
notre croissance et nos emplois (tourisme,
affaires, commerce en Chine... ) L'avenir est
dans un échange positif éconouique franco et
européen chinois, et non l'inverse.
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Chine - Japon.
Partenariat et tensions en Chine et à Séoul
contre l'histoire scolaire déformée
Paradoxes
du monde asiatique et des relations sino -japonaises,
les deux pays ne cessent d'intensifier leurs
échanges et leurs relations économiques d'une
part, et d'autre part des manisfestations et
des sentiments anti japonais s'emplifient de
la RPC à la Corée du Sud, de Pékin à Séoul.
Ainsi plusieurs
milliers de Chinois viennent de protester vivement
dans les rues de Beijing (Pékin) et de certaines
autres villes chinoises contre le Japon. Cette
fièvre antijaponaise se propage en Chine et
au sud, elle a gagné les villes Shenzhen
et de Canton. De même,
20 000 Chinois se sont rassemblés le 10 avril
2005 dans les deux métropoles méridionales pour
y lancer, comme à Pékin, un appel au boycott
des produits nippons. Si il y eu quelques débordements,
Pékin, qui soutient ce mouvement, appelle au
calme et à manifester dans le respect des biens
et des personnes.
Quel est le déclencheur de ces manifestations
? A l'origine, la révision des manuels scolaires
au Japon destinés aux lycéens japonais : cette
mise à jour des manuels édulcore l'histoire
et fait l'impasse sur les massacres et les atrocités
de l'armée impériale japonaise en Chine dans
les années 1930. Ce livre d'histoire ravive
les plaies historiques, car Le Japon, à la différence
de l'Allemagne, n'a jamais reconnu ses fautes
au regard de ses invasions. Ainsi le massacre
de la population civile à Nankin en 1937, est
qualifié d'"incident" et le terme
d'"invasion" n'est jamais mentionné
lorsqu'il est fait état de la "guerre de
la Grande Asie" que mena le Japon à partir
des années 1930 .
Autre
sujet sensible pour Séoul : la question des
"femmes de réconfort", euphémisme
pour désigner près de 200 000 Asiatiques, surtout
Coréennes, obligées à se prostituer dans les
"lieux de plaisir" de l'armée impériale
japonaise. Cet épisode peu glorieux présent
dans les manuels en 2001, n'y figure plus. Si
la controverse ressurgit régulièrement, elle
cristallise à la fois des différenrs historiques
et une brouille plus moderne : des rivalités
maritimes, économiques, énergétiques, militaires
et le siège à l'ONU réclamé par le Japon. Après
ce dérapage japonais, Pékin a rejeté la demande
d'excuses venues du Japon, lui retournant la
faute. Pékin demande à Tokyo de traiter «sérieusement
et correctement» l'histoire de l'invasion de
la Chine à partir de 1931.
.Communiqué
de presse de Dr Pierre Picquart : « Le respect
du devoir de mémoire envers la Chine »
Les
dirigeants japonais doivent aborder les questions
qui heurtent le sentiment national de la Chine.
Cette reconnaissance est attendue par le peuple
chinois. Elle servira ainsi les relations bilatérales,
la paix et la confiance en Asie et dans le monde.
Le Docteur en Géopolitique Pierre Picquart,
spécialiste de la Chine et directeur du CEDRIC
(centre de recherche sur la nouvelle Chine et
sa diaspora) rappelle qu'on ne peut qualifier
de "simple incident" l’humiliation
de la Chine et ce qui a coûté la vie à des milliers
de Chinois lors de l'invasion japonaise et le
massacre de Nankin de 1937, où environ 300.000
civils furent tués.
Nankin,
c'est le massacre la plus grave dans l'histoire
de la Chine ! Les événements méritent d être
rappelé comme celui d’Hiro Hito qui ne s’est
jamais excusé. Lorsque le Japon a étendu son
invasion sur la Chine et provoqua en décembre
1938 le massacre de Nankin, un des plus effroyables
que peu d’ouvrage d’histoire occidentaux décrivent,
il y eu entre 300 000 et 400 000 victimes civiles
et plus de 20 000 femmes de 11 a 70 ans violées
en quelques jours.
Des
dizaines de milliers de Chinois furent enterrés
vivant avec leur tête hors de terre. Ce fut
des semaines de massacres n’épargnant pas les
enfants Chinois tués par milliers à la baïonnette,
comme les habitants tués par milliers. Il y
eut des viols, des prisonniers enterrés vivants
et tous types d’atrocités. Des milliers de Chinois
ont eu la tête coupée en face de leurs parents.
Il y a beaucoup de photos, de témoignages, de
films et d’autres preuves qu’il suffit de regarder
en face.
La
réédition au Japon d'un manuel scolaire d'histoire
minimisant les brutalités nippones en Asie au
siècle dernier mérite une vraie réflexion sur
"la vérité de l'histoire" et non son
oubli ou sa falsification. La révision des manuels
scolaires Japonais ravive à chaque fois le ressentiment
des Chinois : comment ne pas se rappeler cette
période humiliante pour le peuple chinois il
y a 70 ans !
La
mémoire doit rester vive et la reconnaissance
est un devoir. Desnos l’avait fort bien dit
: « Hommes, veillez ! ». Et un proverbe Chinois
dit : « Les expériences passés, si elles ne
sont pas oubliées servent de guide pour le futur.
» Depuis trop longtemps, la Chine et les Chinois
ont gardé un relatif silence. Peut-être ont-ils
pensé qu'il fallait se souvenir, mais qu’il
ne fallait pas vivre dans le passé, qu'il fallait
regarder vers l'avenir. Pourtant les relations
économiques sino - japonaises ne doivent pas
faire oublier l’histoire. Si il y il y a un
ressentiment chez les Chinois contre les Japonais,
c’est par la façon dont les Japonais communiquent
aujourd'hui ! Il faut à juste titre pour le
peuple Chinois, que l'Etat japonais reconnaisse
officiellement ses exactions passées en Chine
et Asie. Les manifestations du week-end du 10
avril 2005, sont la résultante du fait que les
Chinois sont heurtés dans leur respect, celui
de leur grand pays, de leur culture, de leur
histoire et celui de leurs ancêtres. Comme le
fit en son temps l'Allemagne au regard des Juifs,
où d'autres Nations grandies par la l’acceptation
de leurs actions passées, la reconnaissance
japonaise et sa responsabilité au regard de
la Chine permettront de regagner une confiance
mutuelle entre la Chine et le Japon, l’Asie
et la communauté internationale.
La
relation de mémoire entre la Chine et le Japon
n'est pas encore au même niveau que la relation
franco-allemande. Chaque année, les autorités
allemandes, qui ont fait un grand travail de
mémoire, déclarent qu'il ne faut pas oublier
l'histoire, qu'il ne faut pas refaire les mêmes
choses. Alors pourquoi les autorités japonaises
rendent encore hommage officiellement aux héros
Japonais qui ont massacré des milliers de civils
Chinois. Pourquoi favorise t-on l'ignorance
de l'histoire chez la jeune génération japonaise
? Pourquoi ces manuels historiques édulcorés
?
Plutôt
que l'inverse, les parties japonaises doivent
aborder sérieusement et correctement les questions
qui heurtent le sentiment national de la Chine
et celui des Chinois, notamment les thèmes liés
à l'invasion de la Chine et faire « davantage
» pour promouvoir la confiance mutuelle et les
relations bilatérales. Alors que le Japon est
candidat à un siège permanent au Conseil de
sécurité de l'ONU, le Japon doit s’assumer pleinement
et gagner la confiance de l'Asie en respectant
l'histoire, en gagnant la confiance du peuple
d'Asie et du monde. Le Japon doit affronter
son histoire sans détour car l'agression japonaise
au siècle dernier a infligé des souffrances
et des épreuves énormes au peuple chinois et
à la Chine, en Asie et dans le monde entier.
Ce thème devrait susciter les réflexions profondes
du gouvernement japonais.
Cette
reconnaissance japonaise favorisera la paix,
la réconciliation et la coopération entre les
peuples pour avancer plus en en confiance vers
une meilleure coopération et un équilibre mondial.
Aujourd'hui, la Chine ne peut être responsable
de l'état actuel des récentes relations sino-japonaises
qu'il faut souhaiter voir s'améliorer par la
reconnaissance des faits historiques passés.
Les
deux partenaires « Chine et Japon » ont des
échanges économiques de premier plan. Si d'autres
enjeux se posent entre les deux pays (leadership
régional, enjeux géopolitiques, territoriaux,
économiques) au niveau international, au sein
de l'Asie et de l'ASEAN, c'est sur de nouvelles
réflexions que le Japon doit passer pour regagner
la confiance du monde, de la Chine et de l'Asie,
pour ensuite engager des partenariats bilatéraux
et multilatéraux positifs pour l'avenir.
Dr Pierre PICQUART, Directeur Scientifique
du CEDRIC
.
Les
futurs relations de Benoit XVI et de la Chine
; Le prochain pape aurait pu être Latino ou
Chinois
Le
nouveau pape élu le 19 avril 2005, Benoît XVI
chef de l'Eglise catholique, l'Allemand Joseph
Ratzinger, va trouver le dossier politico-religieux
des relations bilatérales entre l'Eglise et
la Chine. Son prédécesseur Jean-Paul II rêvait
de se rendre en Chine, où environ 15 millions
de personnes sont catholiques.
Le
chancelier allemand Gerhard Schroeder a salué
en Benoît XVI le "digne successeur de Jean
Paul II" et relevé "l'honneur fait
à l'Allemagne". Le
secrétaire général des Nations unies Koffi Annan
a sobrement félicité le nouveau pape et estimé
que le cardinal Ratzinger "apporte une
très grande expérience à cette fonction élevée".
Le président français Jacques Chirac a adressé
ses voeux au nouveau pape et assuré que "la
France, fidèle à son histoire (...) poursuivra
le dialogue confiant qu'elle a toujours entretenu
avec le Saint-Siège, en particulier dans les
combats communs au service de la paix, de la
justice, de la solidarité et de la dignité de
l'homme". Le Premier ministre norvégien
Kjell Magne Bondevik, lui-même pasteur de l'Eglise
luthérienne, a dit espérer que le nouveau pape
"prolongera l'oeuvre de Jean Paul II en
faveur des pauvres et des opprimés, et (qu')il
poursuivra son travail pour l'unité de l'Eglise
et la coopération entre les religions".
Le
Premier ministre belge Guy Verhofstadt a estimé
que "le pape Benoît XVI sera confronté
à une tâche difficile, celle de trouver des
réponses aux questions existentielles auxquelles
notre société du XXIe siècle est confrontée".
Le secrétaire général des Journées mondiales
de la Jeunesse (JMJ), Mgr Heiner Koch, a estimé
que "la décision en faveur du cardinal
Joseph Ratzinger indique la route pour notre
Eglise". "Avec le nouveau Saint-Père,
nous pouvons être assurés de la continuité par
rapport à son prédécesseur, et d'une personnalité
prête à conduire l'Eglise avec un grand esprit
de responsabilité devant Dieu", a ajouté
Mgr Koch. Le secrétaire des JMJ, qui a également
mis en avant la "continuité" que représente
Mgr Ratzinger, s'exprimait à Cologne où doivent
se tenir en août les prochaines journées mondiales.
Depuis
1951 et la rupture des relations diplomatiques
entre les deux Etats, les relations sont quasi-inexistantes
et la raison est la reconnaissance de Taiwan
par le Vatican. Si un accord a failli être signé
en 2000. Dans leurs condoléances les responsables
chinois ont émis l'espoir que "sous le
nouveau pontificat, le Vatican créerait une
amélioration des relations entre la Chine et
le Vatican". Mgr Joseph Zen Ze-kiun, évêque
depuis 2002 des 224.000 catholiques de Hong
Kong, pense que "le prochain pape ira en
Chine". Cet avis est partagé par le cardinal
Etchegaray, chargé par Jean Paul II de missions
secrètes en Chine, en 1999. Dans une prédication
publiée par le quotidien catholique français
« La Croix » celui-ci invite à tourner son regard
vers "la terre où l'aube se lève"
et espère que "le jour n'est pas si lointain
où le pape ira en Chine". Il y aura un
changement de politique" de la part de
Pékin. Les rapprochements n'ont pas manqué.
Actuellement 2 Eglises coexistent en effet en
Chine: l'Association patriotique chinoise, l’organisation
officielle qui ne reconnaît pas l’autorité de
Rome avec cinq millions de fidèles, et l’autre
église, proche de Rome qui réunirait entre sept
à dix millions de catholiques.
L'émotion
planétaire et les millions de pèlerins à Rome
donnent un plébiscite clair : le peuple de l'Eglise
réclame de ses cardinaux l'élection d'un Jean
Paul III, d'un continuateur du combat de Jean
Paul II pour la paix, la vie et un monde plus
juste et en paix. Plus que celui d'un Latino-Américain,
l'avènement -peu probable- d'un pape chinois
auarit élargi le débat.
Certes,
la moitié du milliard de catholiques ou considérés
comme tels sont Latino-Américains. La presse
mondiale et en particulier les médias hispaniques
en déduisent que le prochain souverain pontife
povait venir du Honduras, du Mexique, de Colombie,
d'Argentine ou du Brésil.
L'élection
d'un pape africain était aussi envisagée par
les analystes. Elle rendrait justice et espoir,
suggèrent-ils, au plus déshérité des continents.
Propulser
à la papauté en 1978 un Polonais, l'archevêque
de Cracovie Karol Wojtyla, devenu Jean Paul
II, fissura davantage l'empire soviétique et
accéléra sa décomposition. Le mur de Berlin
s'écroulait en 1989. Le communisme s'effondra
en Europe.
Le
Vatican, seul Etat européen a maintenir des
relations diplomatiques avec Taiwan, mais qui
souhaite les ouvrir avec la Chine (RPC) conserve
en fait un enjeu naturel qui est, au coeur de
l'Asie, le pays le plus peuplé de la planète.
Si 'Asie est le continent qui compte la plus
faible proportion de catholiques, à peine 3%
de sa population, coiffer de la tiare pontificale
un prélat chinois était un pari s'inscrivant
dans la logique de l'élection de Karol Wojtyla
en 1978.
. Décembre 2004 ; Vie
politique : Lors du sommet "Europe-Chine"
qui s'est tenu début décembre à La Haye, l'Union
européenne, bien divisée, a refusé la levée
de l'embargo sur les armes à la Chine. Elle
a quand même marqué sa réelle volonté politique
de travailler vers cette levée e l'embargo.
L'embargo
sur les ventes armes, imposé par l'Europe en
1989 demeure toujours un point de désacord entre
la Chine et l'Union Européenne. Jusqu'au dernier
moment, les dirigeants chinois avaient espéré
que ce sommet aurait été le "bon".
La France et l'Allemagne se montrent désormais
favorables concernant la levée de l'embargo
mais d'autres Etats membres comme la Suède,
le Danemark, l'Irlande et le Royaume-Uni sont
toujours opposés à la suppression du "boycott"
en raison de leur opinion publique qui portent
un jugement sur les droits de l'homme en Chine.
Poutant les droits de l'homme en Chine
évoluent considérablement et très rapidement.
Il suffit de se rendre compte de la
volonté des dirigeants chinois, des nombreuses
lois prises en cette matière ces toutes dernières
années et de se rendre effectivement en Chine
pour constater l'évolution vraiment favorable
des libertés individuelles dans toutes les régions
de Chine. Mais l'UE souaite que Pékin
ratifie la convention internationale sur les
droits civiques et politiques. Finalement, l'Union
européenne a confirmée "sa volonté
politique de travailler en direction de la levée
de l'embargo" mais, comme le précisait
le président de l'Union européenne, Jan Peter
Balkenende, "sans date, ni garantie."
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La Chine va tenter ce qu'elle n'a jamais
pu faire avant : maîtriser l'eau.
Selon le Journal Libération
du 10 janvier 2004, la Chine a ou beaucoup
trop d'eau, ou pas assez. Les exemples
sont multiples dans ce vaste pays, des crues
dévastatrices au sud - causant en 1998 des inondations
qui firent 4 000 morts - aux sécheresses répétitives
du nord, où 600 villes manquent d'eau. Mais
la situation est en train de changer pour deux
raisons : La Chine devient un pays riche, avec
ses dizaines de milliards de dollars liées à
ses exportations mondiales, et des dirigeants
contrôlent l'aménagement du pays et l'opinion
publique chinoise.
La
croissance économique chinoise et la planification
ambitieuse de l'aménagement de son territoire
permet à la Chine de programmer des chantiers
géants. Les chantiers sont gigantesques, mais
restent discrets. Faisant suite à la
construction du barrage des Trois Gorges, le
plus grand ouvrage hydroélectrique du monde,
trois autres chantiers hydrauliques géants sont
en préparation sur le territoire chinois.
Le premier projet
> Avec un budget de dix milliards
d'euros, il s'agit de faire bâtir par les paysans
163 000 mini-barrages, des
« pièges à limon » à travers un plateau de loess,
une étendue de terre alluviale à travers 6 provinces,
déboisées à l'époque de Mao. Du fait des pluies,
le plateau perd chaque année des millions de
tonnes de boue qui se déversent dans le Fleuve
Jaune. L'objectif est de murer des dénivelés
vertigineux. Les effets auront un impact dans
les transports et l'habitat de la région chinoise.
Le deuxième projet > La rivière
Hong, dans la province du Guangxi, vient d'être
détournée sur un autre parcours. Ainsi va débuter
très prochainement la construction d'une digue
appelée à battre des records du monde : hauteur
du parapet de 192 m, profondeur du réservoir
de 400 m, taille de l'usine très rapide avec
des ascenseurs. Le coût annoncé est de 3 milliards
d'euros > pour la protection des crues sur
67 000 hectares de terre et pour 3 millions
de fermiers. Selon les sources du journal Libération,
" Assurés d'une vie au sec et d'une source
illimitée d'énergie, ces derniers pourront créer
des villes et des usines, s'enrichir'. "Longtan",
le site de ce barrage, devrait produire le tiers
de l'électricité générée par le site des Trois
Gorges, pour le septième de son coût.
Le troisième projet
> Pour renflouer
au nord le Fleuve Jaune - à sec 3 mois par an
depuis 10 ans, avec 3% du Yangtzé - au sud-
, un fleuve au débit onze fois supérieur, trois
projets de canaux de 300 km à 1 200 km ont été
classés "priorité nationale" en décembre
2002. Le coût global est évalué
à 60 milliards d'euros en 50 ans.
- Le canal « Ouest » attendra
encore de longues années, car sur le plateau
du Tibet, il devra franchir en conduite forcée
des déclivités de 4000 à 7000 m et les technologies
de terrassement à cette haute altitude, comme
les pompes adéquates restent encore à inventer.
-
Les deux autres chantiers seront initiés
en 2004 : l'un - central - au bas de
la chaîne montagneuse, l'autre - oriental -
le long de la côte, avec pour maître d'oeuvre,
le ministre Zhang Jiyao. Cinq provinces et deux
villes - Pékin et Tianjin - viennent d'être
chargées de créer 4 groupes-propriétaires, responsables
chacun d'un tronçon : 260 centrales d'épuration
devraient être construites avant 5 ans pour
rendre l'eau
locale buvable
avec un coût de 1,6 milliard d'euros d'ici cinq
ans, pour le bonheur de groupes ayant un savoir
faire comme Veolia
ou Ondeo.
Des milliers d'usines pollueuses fermeront.
Signe confirmé du bouleversement d'idées que
connaît la Chine : les quatre consortiums seront
« privés ». Ils devront trouver leurs financements.
L'eau potable sera réservée aux villes et aux
usines. Un nouveau droit de l'eau sera imposé.
Les paysans sur le passage des canaux devront
y avoir accès.
Un défi d'ordre écologique concerne les crevettes,
les algues et les poissons du sud et du nord,
qui vivent en deux écosystèmes séparés depuis
le début des temps et qui seront réunis par
des canaux. Selon les propos d'un hydraulicien
d'Ondeo, conseiller du gouvernement chinois,
« c'est un projet magnifique". Si
la Chine réussit ce pari, elle disposera de
techniques que le monde n'a pas encore, et cela
lui permettra d'acheminer de l'eau n'importe
où sur son territoire sans être tributaire des
contraintes du relief. Ce grand
projet d'aménagement donnera de l'espace vital
et de "l'eau maîtrisée" à près de
900 millions de Chinois à ce jour concentrés
sur une plaine cotière de 300 km de large.
Selon
la Commission de l'aménagement hydraulique du
Huanghe, on a enlevé, au cours des essais destinés
à l'aménagement de l'eau et du sable, près de
200 millions de tonnes de vase au Huanghe, fleuve
le plus difficile à aménager, obtenant ainsi
un débit de 100 à 400 m 3 à la seconde.
Entre
juillet 2002 et septembre 2003, la Commission
de l'aménagement hydraulique du Huanghe, tenant
compte de l'eau claire déversée du réservoir
Xiaolangdi, a procédé à deux essais destinés
à l'aménagement de l'eau et du sable. Elle a
utilisé la méthode dite « laisser l'eau porter
les sacs de sable », en faisant charrier respectivement
66,4 et 120,7 millions de tonnes de sable dans
la mer, ce qui a diminué les aluvions qui se
déposent au fond du réservoir Xiaolangdi et
du chenal du cours inférieur.
Les
données concernées révèlent que le Huanghe,
étant le fleuve ayant la teneur en sable la
plus élevée du monde, charrie chaque année 1,6
milliards de tonnes de sable dans son cours
inférieur. Ces dernières années, par manque
d'eau venant de l'amont, les aluvions se déposent
en grande quantité au fond du principal chenal
du cours inférieur. Actuellement, le tronçon
du Huanghe entre Kaifeng et son embouchure est
devenu une « révière suspendue » dont un chenal
de 80 km s'élève de 4 m au-dessus de la plage.
Si la crue vient avec un débit de 2 000 m3 à
la seconde, le cours inférieur du Huanghe débordera.
En
effet, en amont du reservoir Xiaolangdi apparaissent
des crues de haute teneur en sable qui forment
une couche d'eau trouble ayant une épaisseur
d'une vingtaine de mètres. Parallèlement, l'eau
qui vient des affluents en aval du réservoir
est assez claire. Si on laisse l'eau claire
couler vers la mer, on gaspillera non seulement
l'énergie, mais encore aggravera les aluvions
du réservoir. Après avoir fait des calculs scientifiques,
les experts de ladite commission ont décidé
de régulariser de façon unifiée les réservoirs
Xiaolangdi et Sanmenxia sur le courant principal
du Huanghe et les réservoirs Guxian et Luhun
sur l'affluent pour contrôler le débit des crues
et réajuster la proportion de l'eau et du sable.
A condition que la teneur en sable des crues
ne dépasse pas 30 kg par m3 à la station hydrologique
à Huayuankou, on alimente de l'eau et on jète
du sable à Xiaolangdi. On adopte en plus la
méthode dite « laisser l'eau porter les sacs
de sable » au cours inférieur du Huanghe.
La
Commission de l'aménagement hydraulique du Huanghe
procédera en 2004 à des essais de dépôt sur
le courant de Xiaobei au Huanghe. On s'efforce
par une régularisation scientifique de déposer
de grosse particules dans la zone de dépôt et
de charrier de fines particules jusqu'à la mer.
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12/01/2004
Les
résultats du 10e sommet de l'ASEAN
La dernière conférence
de presse consacrée au sommet de l'ASEAN-10
et les conférences s'y rapportant, a eu lieu
dans la soirée du 30 novembre 2004 à Vientiane
(Laos), sous la présidence du Premier ministre
lao Bounnyang Vorachit, du Secrétaire général
de l'ASEAN Ong Keng Yong, du vice-Premier ministre
et ministre lao des Affaires étrangères Somsavath
Lengsavath. Les dirigeants lao ont souligné
que les conférences avaient été couronnées de
succès. Dans
un communiqué, les dirigeants de l'ASEAN ont
énergiquement condamné, les récentes attaques
terroristes, et réaffirmé la détermination de
l'ASEAN de renforcer la coopération afin d'empêcher
leurs influences. En outre, ils ont appelé la
communauté internationale à aider et à soutenir
l'ASEAN, dans ses efforts pour lutter contre
le terrorisme.
En
ce qui concerne la question nucléaire en péninsule
de Corée, les dirigeants de l'ASEAN
ont réaffirmé l'engagement de trouver une solution
pacifique et intégrale, et convenu de poursuivre
les discussions, en vue d'augmenter la confiance
réciproque et trouver une solution commune.
Dans le cadre de ce problème, ils ont appelé
toutes les parties concernées à reprendre le
plus rapidement possible, les négociations à
six. Sur la situation au Moyen-Orient,
les responsables de l'ASEAN ont exprimé leur
inquiétude devant les violences qui perdurent
dans cette région, et souligné que la fondation
d'un Etat palestinien indépendant, de pair avec
l'Etat israélien, apporterait la paix durable
au Moyen-Orient. Ils se sont également
montrés inquiets concernant la situation en
Irak, et ont appelé à organiser une
élection conformément au plan. De plus, ils
ont réaffirmé le point de vue, selon lequel
l'ONU devrait faire valoir son rôle central,
dans le rétablissement d'une situation normale
en Irak.
Les
dirigeants ont discuté du renforcement de l'intégration
aséanienne et de la réduction de l'écart de
développement au sein de l'ASEAN et entre l'ASEAN
et les autres pays. Cela s'est traduit
par le fait d'appeler les parties de dialogue
à aider à mettre à exécution le Programme d'action
de Vientiane (PAV), les Déclarations de Vientiane
sur la fondation du Triangle de développeemnt
entre le Cambodge, le Laos et le Vietnam, une
autre sur le renforcement économique et l'intégration
du Cambodge, du Laos, du Myanmar et du Vietnam,
ainsi que l'Initiative d'intégration de l'ASEAN
(IAI). Les responsables de l'ASEAN ont
affirmé l'importance du Traité d'amitié et de
coopération (TAC) en Asie du Sud-Est, le considérant
comme un Code de bonne conduite, pour les relations
entre les pays de la région, ce pour promouvoir
la paix et la stabilité entre eux. Ils se sont
félicités de la participation de la Corée du
Sud et de la Russie au TAC, et appelé les pays
à examiner leur adhésion à ce Traité.
Lors
de ce sommet, les dirigeants de l'ASEAN ont
signé le Programme d'action de Vientiane (PAV),
qui succède au Programme d'action de Hanoi et
sera réalisé entre 2004 et 2010. Cela conduira
à atteindre l'objectif de la Vision de l'ASEAN
2020 et de la Déclaration de l'ASEAN de concorde,
en vue de créer une Communauté aséanienne avec
trois piliers, tels les Communautés sécuritaire,
celle économique et enfin la Communauté socio-culturelle
de l'ASEAN, à l'horizon 2020. Pour
réaliser efficacement le PAV ainsi que les autres
programmes d'action de l'ASEAN dans l'avenir,
les dirigeants de l'organisation ont décidé
au sommet de l'ASEAN-10, de créer un Fonds de
développement aséanien.De plus, ils
ont signé l'Accord-cadre sur les domaines prioritaires
d'intégration, ce pour créer un marché et unique
centre de production aséanien, dans le but de
s'orienter vers la fondation d'une Communauté
économique aséanienne en 2020, comme
cela a été cité dans la Déclaration de l'ASEAN
de concorde 2.
D'autre
part, pour réaliser la Déclaration de l'ASEAN
de concorde 2, les dirigeants ont adopté
le Programme d'action de la Communauté sécuritaire
et de la Communauté socio-culturelle de l'ASEAN.
Ils ont également approuvé la Déclaration commune
sur la lutte contre le trafic humain, en particulier
celui des femmes et des enfants. Sur la coopération
en Asie de l'Est, les dirigeants de l'ASEAN
ont été d'accord pour transformer le sommet
de l'ASEAN +3 (Chine, Japon et Corée du Sud)
en sommet de l'Asie de l'Est (SAE).
Ils devraient convoquer le premier SAE au début
de l'année prochaine, en Malaisie. De
plus, ils ont prévu d'organiser en 2005, le
sommet de l'ASEAN-Russie en Malaisie, et le
sommet de l'ASEAN-ONU à New York en 2005, en
l'honneur de la 60e session de l'Assemblée générale
de l'ONU. Les responsables de l'ASEAN+3
ont également discuté de l'établissement d'une
zone de libre échange en Asie de l'Est (EAFTA)
et apprécié l'initiative de créer un groupe
d'experts regroupant les ministres de l'Economie
de l'ASEAN+3, afin d'étudier la faisabilité
de l'EAFTA.
Pour
célébrer le 10e anniversaire de l'établissement
des relations de l'ASEAN+3 en 2007, les dirigeants
ont été d'accord d'examiner l'idée de construire
la 2e Déclaration sur la coopération en Asie
de l'Est ainsi qu'un plan de travail, destiné
à renforcer la coopération dans cette zone.
De
leur côté, les dirigeants des trois pays d'Asie
de l'Est ont apprécié les sommets entre le Cambodge,
le Laos et le Vietnam, et entre le Cambodge,
le Laos , le Myanmar et le Vietnam. Ils ont
décidé de les aider à exécuter la Déclaration
commune de Vientiane, portant sur le renforcement
de la coopération économique et de l'intégration
de ces quatre pays, ainsi que la Déclaration
commune de Vientiane sur la fondation du triangle
de développement entre le Cambodge, le Laos
et le Vietnam. Les dirigeants de l'ASEAN ont
apprécié le soutien chinois, japonais et sud-coréen,
pour réaliser les projets dans le cadre de l'IAI.
Sur le sommet de l'ASEAN-Chine, les
dirigeants aséaniens ont réaffirmé l'engagement
envers la politique d'une Chine unique.
Celle-ci s'est félicitée de la signature des
pays aséaniens au PAV ainsi qu'à l'Accord-cadre
de l'ASEAN sur l'intégration aux domaines prioritaires
et exprimé le soutien en faveur de la réalisation
du PAV.
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