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L’EMPIRE CHINOIS

Mieux comprendre le futur n°1 mondial
Histoire et actualité de la diaspora chinoise

The success stories of the Chinese world !

Dr Pierre Picquart Editions FAVRE 3 ème édition
!
La "success-story" chinoisen

Communiqué de presse


Vente : France, Suisse, Belgique et Canada.
Ouvrage français traduit en polonais et en arabe.

Plus d'infos : Commander L'Empire Chinois


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Plus d’informations >

Contact presse : Gaëlle Trannoy / Tél : 01 42 22 01 90 / Mail : paris@editionsfravre.com
Format 15 x 23,5 cm, prix : 22 euros Site d’information : Communication Commande Réserver
Interviews et contact auteur : Mail 06 15 07 88 80 / Aux Éditions Favre / ISBN 2–8289–0793-7

SOMMAIRE

. Point de vue : le textile Chinois : contre le dérapage, respecter l'équitée et les clauses de l'OMC.
. Chine - Japon. Partenariat et tensions en Chine et à Séoul contre l'histoire scolaire déformée
.Communiqué de presse de Dr Pierre Picquart : « Le respect du devoir de mémoire envers la Chine »

. Les futurs relations de Benoit XVI et de la Chine ; Le prochain pape aurait pu être Latino ou Chinois
.Sommet "Europe-Chine" sur l'embargo des armes à la Chine début décembre 2004 à La Haye
. La Chine va tenter ce qu'elle n'a jamais pu faire avant : maîtriser l'eau.
. 12/01/2004 : Les résultats du dixième sommet de l'ASEAN du 30 novembre 2004
. Le mariage, le "moi" et la société individuelle : portraits.
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. Point de vue : le textile Chinois : contre le dérapage, respecter l'équitée et les clauses de l'OMC

Alors que le débat s'amplifie actuellement en France sur le textile chinois, notamment dans le cadre du débat sur les élections européennes, quels sont véritablement les enjeux ?

Le gouvernement chinois a indiqué que les relations commerciales sino-européennes « pourraient être affectées si l'Union européenne prenait des mesures pour limiter les exportations de textile chinois. "Nous espérons que l'UE est consciente de l'impact négatif qu'aurait cette décision", a indiqué Monsieur Chong Quan le porte-parole du ministère du commerce.

La Commission européenne sous pression française, avec les élections européennes comme enjeux, se dirige vers d'éventuelles mesures contre l'envolée des importations de textiles chinois, tout en souhaitant préserver les relations commerciales entre l'UE et la Chine.

Si le commissaire européen pour le commerce, Peter Mandelson, a annoncé l'ouverture d'enquêtes sur neuf produits textiles ou d'habillement chinois, il est probable qu’il n’y aura pas de guerre commerciale De plus au regard de nos échanges avec la Chine, il faut que cette affaire n'affecte pas le développement de nos relations florissantes avec la Chine". C'est pourquoi, certains Etats membres, ont refusé de demander des mesures de sauvegarde, en privilégiant dès l'origine le dialogue avec Pékin.

Pour la 1ère fois dès 2003, la Chine devient le premier exportateur de textile avec une 15,9 % des exportations mondiales, contre 15,6 % pour l’Union européenne. La Chine est suivie par la Turquie et les Etats-Unis sont à l’origine de 6 % des exportations mondiales du textile, soit 10,9 milliards de dollars en 2003. Les flux commerciaux vers l’Asie et l’Europe restent relativement modestes (1,4 / 1,5 milliard de dollars).

Si Paris fait pression pour des mesures de sauvegarde contre le textile chinois,
le gouvernement chinois rappelle que l'UE devrait être consciente de l'impact négatif qu'aurait cette décision", a déclaré Chong Quan , le porte-parole du ministère du commerce chinois ;

- "Nous espérons que l'UE s'abstiendra d'influencer le commerce bilatéral en agissant unilatéralement", a ajouté M. Chong dans un communiqué.

Le gouvernement chinois a toujours considéré le régime des quotas avant le 1er janvier 2005 comme discriminatoire. La Chine affirme respecter les engagements prix à l'OMC, soulignant qu’elle a déjà pris des mesures limitatives et refusant d'être montré du doigt : "La Chine ne porte pas la responsabilité principale pour le phénomène de hausses brutales des exportations de textiles chinois sur certains marchés", a dit M. Bo, indiquant qu'elle étaient dues aux mesures protectionnistes maintenues en place pendant les 10 ans avant la levée des quotas.

Au 1er trimestre 2005, les exportations de produits textiles chinois vers l'Union Européenne ont progressé de 50 %, selon Wen Jiabao, le premier ministre chinois. La chine rappelle également que l’achat d’un Airbus correspondant à la vente de plus de 20 millions de chemises. Alors libre échange detous côtés, ou fermeture et protectionisme ? raisons électorales en France et en Europe ?

Attention à ne pas heurter la sensibilité de la Chine, ni ses investissemnts en Occident qui favorisent notre croissance et nos emplois (tourisme, affaires, commerce en Chine... ) L'avenir est dans un échange positif éconouique franco et européen chinois, et non l'inverse.

. Chine - Japon. Partenariat et tensions en Chine et à Séoul contre l'histoire scolaire déformée

Paradoxes du monde asiatique et des relations sino -japonaises, les deux pays ne cessent d'intensifier leurs échanges et leurs relations économiques d'une part, et d'autre part des manisfestations et des sentiments anti japonais s'emplifient de la RPC à la Corée du Sud, de Pékin à Séoul. Ainsi plusieurs milliers de Chinois viennent de protester vivement dans les rues de Beijing (Pékin) et de certaines autres villes chinoises contre le Japon. Cette fièvre antijaponaise se propage en Chine et au sud, elle a gagné les villes Shenzhen et de Canton. De même, 20 000 Chinois se sont rassemblés le 10 avril 2005 dans les deux métropoles méridionales pour y lancer, comme à Pékin, un appel au boycott des produits nippons. Si il y eu quelques débordements, Pékin, qui soutient ce mouvement, appelle au calme et à manifester dans le respect des biens et des personnes.

Quel est le déclencheur de ces manifestations ? A l'origine, la révision des manuels scolaires au Japon destinés aux lycéens japonais : cette mise à jour des manuels édulcore l'histoire et fait l'impasse sur les massacres et les atrocités de l'armée impériale japonaise en Chine dans les années 1930. Ce livre d'histoire ravive les plaies historiques, car Le Japon, à la différence de l'Allemagne, n'a jamais reconnu ses fautes au regard de ses invasions. Ainsi le massacre de la population civile à Nankin en 1937, est qualifié d'"incident" et le terme d'"invasion" n'est jamais mentionné lorsqu'il est fait état de la "guerre de la Grande Asie" que mena le Japon à partir des années 1930 .

Autre sujet sensible pour Séoul : la question des "femmes de réconfort", euphémisme pour désigner près de 200 000 Asiatiques, surtout Coréennes, obligées à se prostituer dans les "lieux de plaisir" de l'armée impériale japonaise. Cet épisode peu glorieux présent dans les manuels en 2001, n'y figure plus. Si la controverse ressurgit régulièrement, elle cristallise à la fois des différenrs historiques et une brouille plus moderne : des rivalités maritimes, économiques, énergétiques, militaires et le siège à l'ONU réclamé par le Japon. Après ce dérapage japonais, Pékin a rejeté la demande d'excuses venues du Japon, lui retournant la faute. Pékin demande à Tokyo de traiter «sérieusement et correctement» l'histoire de l'invasion de la Chine à partir de 1931.

.Communiqué de presse de Dr Pierre Picquart : « Le respect du devoir de mémoire envers la Chine »

Les dirigeants japonais doivent aborder les questions qui heurtent le sentiment national de la Chine. Cette reconnaissance est attendue par le peuple chinois. Elle servira ainsi les relations bilatérales, la paix et la confiance en Asie et dans le monde. Le Docteur en Géopolitique Pierre Picquart, spécialiste de la Chine et directeur du CEDRIC (centre de recherche sur la nouvelle Chine et sa diaspora) rappelle qu'on ne peut qualifier de "simple incident" l’humiliation de la Chine et ce qui a coûté la vie à des milliers de Chinois lors de l'invasion japonaise et le massacre de Nankin de 1937, où environ 300.000 civils furent tués.

Nankin, c'est le massacre la plus grave dans l'histoire de la Chine ! Les événements méritent d être rappelé comme celui d’Hiro Hito qui ne s’est jamais excusé. Lorsque le Japon a étendu son invasion sur la Chine et provoqua en décembre 1938 le massacre de Nankin, un des plus effroyables que peu d’ouvrage d’histoire occidentaux décrivent, il y eu entre 300 000 et 400 000 victimes civiles et plus de 20 000 femmes de 11 a 70 ans violées en quelques jours.

Des dizaines de milliers de Chinois furent enterrés vivant avec leur tête hors de terre. Ce fut des semaines de massacres n’épargnant pas les enfants Chinois tués par milliers à la baïonnette, comme les habitants tués par milliers. Il y eut des viols, des prisonniers enterrés vivants et tous types d’atrocités. Des milliers de Chinois ont eu la tête coupée en face de leurs parents. Il y a beaucoup de photos, de témoignages, de films et d’autres preuves qu’il suffit de regarder en face.

La réédition au Japon d'un manuel scolaire d'histoire minimisant les brutalités nippones en Asie au siècle dernier mérite une vraie réflexion sur "la vérité de l'histoire" et non son oubli ou sa falsification. La révision des manuels scolaires Japonais ravive à chaque fois le ressentiment des Chinois : comment ne pas se rappeler cette période humiliante pour le peuple chinois il y a 70 ans !

La mémoire doit rester vive et la reconnaissance est un devoir. Desnos l’avait fort bien dit : « Hommes, veillez ! ». Et un proverbe Chinois dit : « Les expériences passés, si elles ne sont pas oubliées servent de guide pour le futur. » Depuis trop longtemps, la Chine et les Chinois ont gardé un relatif silence. Peut-être ont-ils pensé qu'il fallait se souvenir, mais qu’il ne fallait pas vivre dans le passé, qu'il fallait regarder vers l'avenir. Pourtant les relations économiques sino - japonaises ne doivent pas faire oublier l’histoire. Si il y il y a un ressentiment chez les Chinois contre les Japonais, c’est par la façon dont les Japonais communiquent aujourd'hui ! Il faut à juste titre pour le peuple Chinois, que l'Etat japonais reconnaisse officiellement ses exactions passées en Chine et Asie. Les manifestations du week-end du 10 avril 2005, sont la résultante du fait que les Chinois sont heurtés dans leur respect, celui de leur grand pays, de leur culture, de leur histoire et celui de leurs ancêtres. Comme le fit en son temps l'Allemagne au regard des Juifs, où d'autres Nations grandies par la l’acceptation de leurs actions passées, la reconnaissance japonaise et sa responsabilité au regard de la Chine permettront de regagner une confiance mutuelle entre la Chine et le Japon, l’Asie et la communauté internationale.

La relation de mémoire entre la Chine et le Japon n'est pas encore au même niveau que la relation franco-allemande. Chaque année, les autorités allemandes, qui ont fait un grand travail de mémoire, déclarent qu'il ne faut pas oublier l'histoire, qu'il ne faut pas refaire les mêmes choses. Alors pourquoi les autorités japonaises rendent encore hommage officiellement aux héros Japonais qui ont massacré des milliers de civils Chinois. Pourquoi favorise t-on l'ignorance de l'histoire chez la jeune génération japonaise ? Pourquoi ces manuels historiques édulcorés ?

Plutôt que l'inverse, les parties japonaises doivent aborder sérieusement et correctement les questions qui heurtent le sentiment national de la Chine et celui des Chinois, notamment les thèmes liés à l'invasion de la Chine et faire « davantage » pour promouvoir la confiance mutuelle et les relations bilatérales. Alors que le Japon est candidat à un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, le Japon doit s’assumer pleinement et gagner la confiance de l'Asie en respectant l'histoire, en gagnant la confiance du peuple d'Asie et du monde. Le Japon doit affronter son histoire sans détour car l'agression japonaise au siècle dernier a infligé des souffrances et des épreuves énormes au peuple chinois et à la Chine, en Asie et dans le monde entier. Ce thème devrait susciter les réflexions profondes du gouvernement japonais.

Cette reconnaissance japonaise favorisera la paix, la réconciliation et la coopération entre les peuples pour avancer plus en en confiance vers une meilleure coopération et un équilibre mondial. Aujourd'hui, la Chine ne peut être responsable de l'état actuel des récentes relations sino-japonaises qu'il faut souhaiter voir s'améliorer par la reconnaissance des faits historiques passés.

Les deux partenaires « Chine et Japon » ont des échanges économiques de premier plan. Si d'autres enjeux se posent entre les deux pays (leadership régional, enjeux géopolitiques, territoriaux, économiques) au niveau international, au sein de l'Asie et de l'ASEAN, c'est sur de nouvelles réflexions que le Japon doit passer pour regagner la confiance du monde, de la Chine et de l'Asie, pour ensuite engager des partenariats bilatéraux et multilatéraux positifs pour l'avenir.

Dr Pierre PICQUART, Directeur Scientifique du CEDRIC
. Les futurs relations de Benoit XVI et de la Chine ; Le prochain pape aurait pu être Latino ou Chinois

Le nouveau pape élu le 19 avril 2005, Benoît XVI chef de l'Eglise catholique, l'Allemand Joseph Ratzinger, va trouver le dossier politico-religieux des relations bilatérales entre l'Eglise et la Chine. Son prédécesseur Jean-Paul II rêvait de se rendre en Chine, où environ 15 millions de personnes sont catholiques.

Le chancelier allemand Gerhard Schroeder a salué en Benoît XVI le "digne successeur de Jean Paul II" et relevé "l'honneur fait à l'Allemagne". Le secrétaire général des Nations unies Koffi Annan a sobrement félicité le nouveau pape et estimé que le cardinal Ratzinger "apporte une très grande expérience à cette fonction élevée". Le président français Jacques Chirac a adressé ses voeux au nouveau pape et assuré que "la France, fidèle à son histoire (...) poursuivra le dialogue confiant qu'elle a toujours entretenu avec le Saint-Siège, en particulier dans les combats communs au service de la paix, de la justice, de la solidarité et de la dignité de l'homme". Le Premier ministre norvégien Kjell Magne Bondevik, lui-même pasteur de l'Eglise luthérienne, a dit espérer que le nouveau pape "prolongera l'oeuvre de Jean Paul II en faveur des pauvres et des opprimés, et (qu')il poursuivra son travail pour l'unité de l'Eglise et la coopération entre les religions".

Le Premier ministre belge Guy Verhofstadt a estimé que "le pape Benoît XVI sera confronté à une tâche difficile, celle de trouver des réponses aux questions existentielles auxquelles notre société du XXIe siècle est confrontée". Le secrétaire général des Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ), Mgr Heiner Koch, a estimé que "la décision en faveur du cardinal Joseph Ratzinger indique la route pour notre Eglise". "Avec le nouveau Saint-Père, nous pouvons être assurés de la continuité par rapport à son prédécesseur, et d'une personnalité prête à conduire l'Eglise avec un grand esprit de responsabilité devant Dieu", a ajouté Mgr Koch. Le secrétaire des JMJ, qui a également mis en avant la "continuité" que représente Mgr Ratzinger, s'exprimait à Cologne où doivent se tenir en août les prochaines journées mondiales.

Depuis 1951 et la rupture des relations diplomatiques entre les deux Etats, les relations sont quasi-inexistantes et la raison est la reconnaissance de Taiwan par le Vatican. Si un accord a failli être signé en 2000. Dans leurs condoléances les responsables chinois ont émis l'espoir que "sous le nouveau pontificat, le Vatican créerait une amélioration des relations entre la Chine et le Vatican". Mgr Joseph Zen Ze-kiun, évêque depuis 2002 des 224.000 catholiques de Hong Kong, pense que "le prochain pape ira en Chine". Cet avis est partagé par le cardinal Etchegaray, chargé par Jean Paul II de missions secrètes en Chine, en 1999. Dans une prédication publiée par le quotidien catholique français « La Croix » celui-ci invite à tourner son regard vers "la terre où l'aube se lève" et espère que "le jour n'est pas si lointain où le pape ira en Chine". Il y aura un changement de politique" de la part de Pékin. Les rapprochements n'ont pas manqué. Actuellement 2 Eglises coexistent en effet en Chine: l'Association patriotique chinoise, l’organisation officielle qui ne reconnaît pas l’autorité de Rome avec cinq millions de fidèles, et l’autre église, proche de Rome qui réunirait entre sept à dix millions de catholiques.

L'émotion planétaire et les millions de pèlerins à Rome donnent un plébiscite clair : le peuple de l'Eglise réclame de ses cardinaux l'élection d'un Jean Paul III, d'un continuateur du combat de Jean Paul II pour la paix, la vie et un monde plus juste et en paix. Plus que celui d'un Latino-Américain, l'avènement -peu probable- d'un pape chinois auarit élargi le débat.

Certes, la moitié du milliard de catholiques ou considérés comme tels sont Latino-Américains. La presse mondiale et en particulier les médias hispaniques en déduisent que le prochain souverain pontife povait venir du Honduras, du Mexique, de Colombie, d'Argentine ou du Brésil.

L'élection d'un pape africain était aussi envisagée par les analystes. Elle rendrait justice et espoir, suggèrent-ils, au plus déshérité des continents.

Propulser à la papauté en 1978 un Polonais, l'archevêque de Cracovie Karol Wojtyla, devenu Jean Paul II, fissura davantage l'empire soviétique et accéléra sa décomposition. Le mur de Berlin s'écroulait en 1989. Le communisme s'effondra en Europe.

Le Vatican, seul Etat européen a maintenir des relations diplomatiques avec Taiwan, mais qui souhaite les ouvrir avec la Chine (RPC) conserve en fait un enjeu naturel qui est, au coeur de l'Asie, le pays le plus peuplé de la planète. Si 'Asie est le continent qui compte la plus faible proportion de catholiques, à peine 3% de sa population, coiffer de la tiare pontificale un prélat chinois était un pari s'inscrivant dans la logique de l'élection de Karol Wojtyla en 1978.
. Décembre 2004 ; Vie politique : Lors du sommet "Europe-Chine" qui s'est tenu début décembre à La Haye, l'Union européenne, bien divisée, a refusé la levée de l'embargo sur les armes à la Chine. Elle a quand même marqué sa réelle volonté politique de travailler vers cette levée e l'embargo.

L'embargo sur les ventes armes, imposé par l'Europe en 1989 demeure toujours un point de désacord entre la Chine et l'Union Européenne. Jusqu'au dernier moment, les dirigeants chinois avaient espéré que ce sommet aurait été le "bon". La France et l'Allemagne se montrent désormais favorables concernant la levée de l'embargo mais d'autres Etats membres comme la Suède, le Danemark, l'Irlande et le Royaume-Uni sont toujours opposés à la suppression du "boycott" en raison de leur opinion publique qui portent un jugement sur les droits de l'homme en Chine. Poutant les droits de l'homme en Chine évoluent considérablement et très rapidement. Il suffit de se rendre compte de la volonté des dirigeants chinois, des nombreuses lois prises en cette matière ces toutes dernières années et de se rendre effectivement en Chine pour constater l'évolution vraiment favorable des libertés individuelles dans toutes les régions de Chine. Mais l'UE souaite que Pékin ratifie la convention internationale sur les droits civiques et politiques. Finalement, l'Union européenne a confirmée "sa volonté politique de travailler en direction de la levée de l'embargo" mais, comme le précisait le président de l'Union européenne, Jan Peter Balkenende, "sans date, ni garantie."
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. La Chine va tenter ce qu'elle n'a jamais pu faire avant : maîtriser l'eau.

Selon le Journal Libération du 10 janvier 2004, la Chine a ou beaucoup trop d'eau, ou pas assez. Les exemples sont multiples dans ce vaste pays, des crues dévastatrices au sud - causant en 1998 des inondations qui firent 4 000 morts - aux sécheresses répétitives du nord, où 600 villes manquent d'eau. Mais la situation est en train de changer pour deux raisons : La Chine devient un pays riche, avec ses dizaines de milliards de dollars liées à ses exportations mondiales, et des dirigeants contrôlent l'aménagement du pays et l'opinion publique chinoise.

La croissance économique chinoise et la planification ambitieuse de l'aménagement de son territoire permet à la Chine de programmer des chantiers géants. Les chantiers sont gigantesques, mais restent discrets. Faisant suite à la construction du barrage des Trois Gorges, le plus grand ouvrage hydroélectrique du monde, trois autres chantiers hydrauliques géants sont en préparation sur le territoire chinois.

Le premier projet > Avec un budget de dix milliards d'euros, il s'agit de faire bâtir par les paysans 163 000 mini-barrages, des « pièges à limon » à travers un plateau de loess, une étendue de terre alluviale à travers 6 provinces, déboisées à l'époque de Mao. Du fait des pluies, le plateau perd chaque année des millions de tonnes de boue qui se déversent dans le Fleuve Jaune. L'objectif est de murer des dénivelés vertigineux. Les effets auront un impact dans les transports et l'habitat de la région chinoise.

Le deuxième projet >
La rivière Hong, dans la province du Guangxi, vient d'être détournée sur un autre parcours. Ainsi va débuter très prochainement la construction d'une digue appelée à battre des records du monde : hauteur du parapet de 192 m, profondeur du réservoir de 400 m, taille de l'usine très rapide avec des ascenseurs. Le coût annoncé est de 3 milliards d'euros > pour la protection des crues sur 67 000 hectares de terre et pour 3 millions de fermiers. Selon les sources du journal Libération, " Assurés d'une vie au sec et d'une source illimitée d'énergie, ces derniers pourront créer des villes et des usines, s'enrichir'. "Longtan", le site de ce barrage, devrait produire le tiers de l'électricité générée par le site des Trois Gorges, pour le septième de son coût.

Le troisième projet > Pour renflouer au nord le Fleuve Jaune - à sec 3 mois par an depuis 10 ans, avec 3% du Yangtzé - au sud- , un fleuve au débit onze fois supérieur, trois projets de canaux de 300 km à 1 200 km ont été classés "priorité nationale" en décembre 2002. Le coût global est évalué à 60 milliards d'euros en 50 ans.

- Le canal « Ouest » attendra encore de longues années, car sur le plateau du Tibet, il devra franchir en conduite forcée des déclivités de 4000 à 7000 m et les technologies de terrassement à cette haute altitude, comme les pompes adéquates restent encore à inventer.

- Les deux autres chantiers seront initiés en 2004 : l'un - central - au bas de la chaîne montagneuse, l'autre - oriental - le long de la côte, avec pour maître d'oeuvre, le ministre Zhang Jiyao. Cinq provinces et deux villes - Pékin et Tianjin - viennent d'être chargées de créer 4 groupes-propriétaires, responsables chacun d'un tronçon : 260 centrales d'épuration devraient être construites avant 5 ans pour rendre l'eau locale buvable avec un coût de 1,6 milliard d'euros d'ici cinq ans, pour le bonheur de groupes ayant un savoir faire comme Veolia ou Ondeo. Des milliers d'usines pollueuses fermeront. Signe confirmé du bouleversement d'idées que connaît la Chine : les quatre consortiums seront « privés ». Ils devront trouver leurs financements. L'eau potable sera réservée aux villes et aux usines. Un nouveau droit de l'eau sera imposé. Les paysans sur le passage des canaux devront y avoir accès.

Un défi d'ordre écologique concerne les crevettes, les algues et les poissons du sud et du nord, qui vivent en deux écosystèmes séparés depuis le début des temps et qui seront réunis par des canaux. Selon les propos d'un hydraulicien d'Ondeo, conseiller du gouvernement chinois, « c'est un projet magnifique". Si la Chine réussit ce pari, elle disposera de techniques que le monde n'a pas encore, et cela lui permettra d'acheminer de l'eau n'importe où sur son territoire sans être tributaire des contraintes du relief. Ce grand projet d'aménagement donnera de l'espace vital et de "l'eau maîtrisée" à près de 900 millions de Chinois à ce jour concentrés sur une plaine cotière de 300 km de large.

Selon la Commission de l'aménagement hydraulique du Huanghe, on a enlevé, au cours des essais destinés à l'aménagement de l'eau et du sable, près de 200 millions de tonnes de vase au Huanghe, fleuve le plus difficile à aménager, obtenant ainsi un débit de 100 à 400 m 3 à la seconde.

Entre juillet 2002 et septembre 2003, la Commission de l'aménagement hydraulique du Huanghe, tenant compte de l'eau claire déversée du réservoir Xiaolangdi, a procédé à deux essais destinés à l'aménagement de l'eau et du sable. Elle a utilisé la méthode dite « laisser l'eau porter les sacs de sable », en faisant charrier respectivement 66,4 et 120,7 millions de tonnes de sable dans la mer, ce qui a diminué les aluvions qui se déposent au fond du réservoir Xiaolangdi et du chenal du cours inférieur.

Les données concernées révèlent que le Huanghe, étant le fleuve ayant la teneur en sable la plus élevée du monde, charrie chaque année 1,6 milliards de tonnes de sable dans son cours inférieur. Ces dernières années, par manque d'eau venant de l'amont, les aluvions se déposent en grande quantité au fond du principal chenal du cours inférieur. Actuellement, le tronçon du Huanghe entre Kaifeng et son embouchure est devenu une « révière suspendue » dont un chenal de 80 km s'élève de 4 m au-dessus de la plage. Si la crue vient avec un débit de 2 000 m3 à la seconde, le cours inférieur du Huanghe débordera.

En effet, en amont du reservoir Xiaolangdi apparaissent des crues de haute teneur en sable qui forment une couche d'eau trouble ayant une épaisseur d'une vingtaine de mètres. Parallèlement, l'eau qui vient des affluents en aval du réservoir est assez claire. Si on laisse l'eau claire couler vers la mer, on gaspillera non seulement l'énergie, mais encore aggravera les aluvions du réservoir. Après avoir fait des calculs scientifiques, les experts de ladite commission ont décidé de régulariser de façon unifiée les réservoirs Xiaolangdi et Sanmenxia sur le courant principal du Huanghe et les réservoirs Guxian et Luhun sur l'affluent pour contrôler le débit des crues et réajuster la proportion de l'eau et du sable. A condition que la teneur en sable des crues ne dépasse pas 30 kg par m3 à la station hydrologique à Huayuankou, on alimente de l'eau et on jète du sable à Xiaolangdi. On adopte en plus la méthode dite « laisser l'eau porter les sacs de sable » au cours inférieur du Huanghe.

La Commission de l'aménagement hydraulique du Huanghe procédera en 2004 à des essais de dépôt sur le courant de Xiaobei au Huanghe. On s'efforce par une régularisation scientifique de déposer de grosse particules dans la zone de dépôt et de charrier de fines particules jusqu'à la mer.

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. 12/01/2004 Les résultats du 10e sommet de l'ASEAN

La dernière conférence de presse consacrée au sommet de l'ASEAN-10 et les conférences s'y rapportant, a eu lieu dans la soirée du 30 novembre 2004 à Vientiane (Laos), sous la présidence du Premier ministre lao Bounnyang Vorachit, du Secrétaire général de l'ASEAN Ong Keng Yong, du vice-Premier ministre et ministre lao des Affaires étrangères Somsavath Lengsavath. Les dirigeants lao ont souligné que les conférences avaient été couronnées de succès.
Dans un communiqué, les dirigeants de l'ASEAN ont énergiquement condamné, les récentes attaques terroristes, et réaffirmé la détermination de l'ASEAN de renforcer la coopération afin d'empêcher leurs influences. En outre, ils ont appelé la communauté internationale à aider et à soutenir l'ASEAN, dans ses efforts pour lutter contre le terrorisme.

En ce qui concerne la question nucléaire en péninsule de Corée, les dirigeants de l'ASEAN ont réaffirmé l'engagement de trouver une solution pacifique et intégrale, et convenu de poursuivre les discussions, en vue d'augmenter la confiance réciproque et trouver une solution commune. Dans le cadre de ce problème, ils ont appelé toutes les parties concernées à reprendre le plus rapidement possible, les négociations à six. Sur la situation au Moyen-Orient, les responsables de l'ASEAN ont exprimé leur inquiétude devant les violences qui perdurent dans cette région, et souligné que la fondation d'un Etat palestinien indépendant, de pair avec l'Etat israélien, apporterait la paix durable au Moyen-Orient. Ils se sont également montrés inquiets concernant la situation en Irak, et ont appelé à organiser une élection conformément au plan. De plus, ils ont réaffirmé le point de vue, selon lequel l'ONU devrait faire valoir son rôle central, dans le rétablissement d'une situation normale en Irak.

Les dirigeants ont discuté du renforcement de l'intégration aséanienne et de la réduction de l'écart de développement au sein de l'ASEAN et entre l'ASEAN et les autres pays. Cela s'est traduit par le fait d'appeler les parties de dialogue à aider à mettre à exécution le Programme d'action de Vientiane (PAV), les Déclarations de Vientiane sur la fondation du Triangle de développeemnt entre le Cambodge, le Laos et le Vietnam, une autre sur le renforcement économique et l'intégration du Cambodge, du Laos, du Myanmar et du Vietnam, ainsi que l'Initiative d'intégration de l'ASEAN (IAI). Les responsables de l'ASEAN ont affirmé l'importance du Traité d'amitié et de coopération (TAC) en Asie du Sud-Est, le considérant comme un Code de bonne conduite, pour les relations entre les pays de la région, ce pour promouvoir la paix et la stabilité entre eux. Ils se sont félicités de la participation de la Corée du Sud et de la Russie au TAC, et appelé les pays à examiner leur adhésion à ce Traité.

Lors de ce sommet, les dirigeants de l'ASEAN ont signé le Programme d'action de Vientiane (PAV), qui succède au Programme d'action de Hanoi et sera réalisé entre 2004 et 2010. Cela conduira à atteindre l'objectif de la Vision de l'ASEAN 2020 et de la Déclaration de l'ASEAN de concorde, en vue de créer une Communauté aséanienne avec trois piliers, tels les Communautés sécuritaire, celle économique et enfin la Communauté socio-culturelle de l'ASEAN, à l'horizon 2020. Pour réaliser efficacement le PAV ainsi que les autres programmes d'action de l'ASEAN dans l'avenir, les dirigeants de l'organisation ont décidé au sommet de l'ASEAN-10, de créer un Fonds de développement aséanien.De plus, ils ont signé l'Accord-cadre sur les domaines prioritaires d'intégration, ce pour créer un marché et unique centre de production aséanien, dans le but de s'orienter vers la fondation d'une Communauté économique aséanienne en 2020, comme cela a été cité dans la Déclaration de l'ASEAN de concorde 2.

D'autre part, pour réaliser la Déclaration de l'ASEAN de concorde 2, les dirigeants ont adopté le Programme d'action de la Communauté sécuritaire et de la Communauté socio-culturelle de l'ASEAN. Ils ont également approuvé la Déclaration commune sur la lutte contre le trafic humain, en particulier celui des femmes et des enfants. Sur la coopération en Asie de l'Est, les dirigeants de l'ASEAN ont été d'accord pour transformer le sommet de l'ASEAN +3 (Chine, Japon et Corée du Sud) en sommet de l'Asie de l'Est (SAE). Ils devraient convoquer le premier SAE au début de l'année prochaine, en Malaisie. De plus, ils ont prévu d'organiser en 2005, le sommet de l'ASEAN-Russie en Malaisie, et le sommet de l'ASEAN-ONU à New York en 2005, en l'honneur de la 60e session de l'Assemblée générale de l'ONU. Les responsables de l'ASEAN+3 ont également discuté de l'établissement d'une zone de libre échange en Asie de l'Est (EAFTA) et apprécié l'initiative de créer un groupe d'experts regroupant les ministres de l'Economie de l'ASEAN+3, afin d'étudier la faisabilité de l'EAFTA.

Pour célébrer le 10e anniversaire de l'établissement des relations de l'ASEAN+3 en 2007, les dirigeants ont été d'accord d'examiner l'idée de construire la 2e Déclaration sur la coopération en Asie de l'Est ainsi qu'un plan de travail, destiné à renforcer la coopération dans cette zone.

De leur côté, les dirigeants des trois pays d'Asie de l'Est ont apprécié les sommets entre le Cambodge, le Laos et le Vietnam, et entre le Cambodge, le Laos , le Myanmar et le Vietnam. Ils ont décidé de les aider à exécuter la Déclaration commune de Vientiane, portant sur le renforcement de la coopération économique et de l'intégration de ces quatre pays, ainsi que la Déclaration commune de Vientiane sur la fondation du triangle de développement entre le Cambodge, le Laos et le Vietnam. Les dirigeants de l'ASEAN ont apprécié le soutien chinois, japonais et sud-coréen, pour réaliser les projets dans le cadre de l'IAI. Sur le sommet de l'ASEAN-Chine, les dirigeants aséaniens ont réaffirmé l'engagement envers la politique d'une Chine unique. Celle-ci s'est félicitée de la signature des pays aséaniens au PAV ainsi qu'à l'Accord-cadre de l'ASEAN sur l'intégration aux domaines prioritaires et exprimé le soutien en faveur de la réalisation du PAV.